Caster Semenya obligée de réduire sa testostérone !

L’athlète sud-africaine, spécialiste notamment du 800 mètres, Caster Semenya, s’était vu interdire de défendre son titre aux Jeux olympiques, parce qu’elle refusait de se conformer aux règlements sur la testostérone établis par l’instance dirigeante World Athletics. La justice suisse a confirmé, ce mardi, une décision selon laquelle la double championne olympique du 800 mètres, ne peut pas concourir tant qu’elle n’a pas accepté d’être traitée avec des médicaments suppresseurs d’hormones.

« Après plusieurs mois de délibérations, la Cour suprême fédérale de Suisse a refusé d’annuler une décision de 2019 contre la médaillée d’or olympique Caster Semenya par le Tribunal arbitral du sport (TAS) », a déclaré le tribunal, dans un communiqué. « La Cour suprême suisse a estimé que l’exigence de World Athletics de soumettre certaines athlètes féminines à des interventions médicamenteuses ou chirurgicales comme condition préalable à la compétition dans les épreuves féminines de 400 m à 1500 m ne constitue pas une violation de la politique publique suisse », a ajouté le tribunal.

En 2019, le Conseil de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF), qui s’est réuni à Doha au Qatar, a approuvé des règles exigeant que la concentration de testostérone chez une athlète transgenre soit inférieure à cinq nanomoles par litre en continu pendant une période d’au moins 12 mois, avant d’être déclaré éligible. La limite précédente était de 10 nanomoles. Les athlètes doivent maintenir leurs niveaux de testostérone en dessous de la limite de cinq nanomoles pour conserver leur admissibilité, à concourir dans la catégorie féminine.

« En vertu de la nouvelle réglementation, une athlète féminine transgenre n’est plus tenue d’être reconnue par la loi dans son nouveau sexe, mais doit fournir une déclaration signée indiquant que son identité de genre est féminine », indique un communiqué de l’IAAF.

Pour rappel, Caster Semenya, révélée en 2009 aux Championnats du monde de Berlin en Allemagne et aussitôt au cœur d’une controverse liée à sa carrure musculeuse, voit dans ce règlement une « discrimination », ainsi qu’une « violation de sa dignité humaine ». En mars dernier, la double championne olympique s’était montrée optimiste sur ses chances de réaliser les standards nécessaires pour courir le 200 m des Jeux olympiques de Tokyo, une distance non concernée par le règlement de l’IAAF.

Par ailleurs, Caster Semenya (29 ans), est aujourd’hui mariée avec Violet Raseboya, sa compagne de longue date.