Carthage fait son cinéma

Les Journées Cinématographiques de Carthage commencent aujourd’hui. Jusqu’au 28 octobre la compétition sera rude entre les différents films arabes et africains en compétition.

Eriq Ebouaney et Alex Descas, les deux vedettes du film de Raoul Peck,  » Lumumba « , se sont envolés avec le reste de l’équipe aujourd’hui pour Tunis. Ils rejoindront la ville de Carthage dans la journée, car le film qu’ils représentent ouvrira la session 2 000 des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC 2 000). Ces dernières mettront en compétition du 20 au 28 octobre prochains vingt longs-métrages de douze pays arabes et africains.

Un film militant donc, qui ouvrira le bal de ces journées hautes en couleur. Militantisme toujours, un hommage sera rendu aujourd’hui à Talal Abou Rahma, le cameraman de France 2 dont les images de Mohamed, petit Palestinien succombant sous les balles israëliennes, ont fait le tour de la planète. La Palestine sera représentée, avec trois documentaires dans la section vidéo :  » Fadwa, une poétesse de la Palestine  » de Liana Badr,  » Traces dans le rocher du lointain  » de Madj El Omari, et  » Naïm et Wadiaâ  » de Najwa Najjar. La Syrie et le Liban complèteront le tableau moyen-oriental.

L’embarras du choix

Pour l’Afrique, on remarquera le  » Barbecue-Pejo  » de Jean Odoutan. Celui-ci sortira en France son dernier film,  » Djib « , le 29 novembre prochain. Le Tchad, le Mali, le Gabon et le Cameroun seront présents et un hommage spécial sera rendu à Cheick Oumar Sissoko, le grand réalisateur malien. Les Journées offrent à ce titre une rétrospective de ses films.

 » La ville « , de l’Egyptien Yousry Nasrallah, représentera l’Egypte aux côtés du film de Atef Hétata,  » Les portes fermées « . Enfin, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ne seront pas en reste, avec en tout, six films en compétition. Le jury de cette 18ème session, présidé par l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, aura l’embarras du choix.