Carnet du Voyageur, Douala au rythme de la CAN 2022 : les Camerounais rêvent d’une sixième étoile


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Taxi-moto décoré
Taxi-moto décoré à Douala (Cameroun)

Après un premier match renversant des Lions Indomptables face au Burkina Faso (2-1), dimanche dernier, en ouverture de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations à domicile, devant le Président Paul Biya et Samuel Eto’o Fils, les supporters camerounais commencent à prendre la température de cette compétition. À Douala, beaucoup pensent qu’une sixième étoile est une réalité pour cette sélection camerounaise, qui sera inarrêtable dans ses installations flambant neufs.

Envoyé spécial au Cameroun,

L’adrénaline monte à Douala, la ville s’est désormais mise au rythme de la CAN avec de nombreux drapeaux qui décorent ses rues. Partout, on ne parle que de football, car c’est l’actualité du pays… Au marché central et Mboppi, dans la ville de Douala, les taximen sont unanimes que le Cameroun a une bonne équipe, qui peut aller décrocher, cette année, une sixième étoile, après celle de 2017 dans le Gabon voisin.

« Le milieu de terrain du Cameroun n’est pas encore au top, l’attaque aussi a raté pas mal d’occasions, au vu du premier match contre le Burkina Faso. Nous avons gagné cette rencontre et nous acceptons cette difficile victoire », a déclaré Oumar Kamado, qui a d’ailleurs décoré son tricycle aux couleurs des Lions Indomptables. Mais, il espère que le jeu de son équipe va s’améliorer au fil des matchs lors de cette compétition, qui se joue à domicile, du 9 janvier au 6 février 2022.

Oumar Kamado« Il y a beaucoup de choses à améliorer dans cette formation camerounaise, d’ici nos prochains matchs dans cette Coupe d’Afrique, si nous voulons aller jusqu’au bout de la compétition », a-t-il également fait savoir. « Ngamaleu est un bon milieu de terrain, mais il garde trop le ballon, ce n’est pas bien. Il faut qu’il le relâche vite… Les attaquants aussi doivent s’appliquer davantage, car il y a trop de précipitation dans le dernier geste », a aussi fait remarquer Oumar Kamado.

Quant à son collègue Mbotame, lui aussi conducteur de tricycle à Douala, le Cameroun n’a pas d’adversaire sérieux dans cette compétition ; que ce soit l’Algérie, le Maroc ou encore le Sénégal, dit-il. D’ailleurs, il estime qu’ils sont tous petits face aux véritables « Lions », qui sont ceux de son pays. « Je n’avais pas supporté l’équipe nationale du Cameroun en tant que tel. Mais, compte tenu de ce que j’ai vu contre le Burkina Faso, on peut garder un petit espoir pour cette CAN à la maison », lance le trentenaire, tout confiant.

« Nous avons toutes les chances de remporter une sixième étoile dans notre pays. Le Cameroun n’a pas de sérieux adversaires. Les Algériens sont nos enfants, on les a toujours tapés, un lion reste un lion. Le vrai lion c’est nous. Pour ce qui est du Sénégal, l’étoile est verte et pour nous elle est jaune (il parle des drapeaux tricolores des deux pays, vert, jaune et rouge avec une étoile au milieu de chaque étendard). Voyez-vous la différence ? », poursuit-il, affichant un grand sourire, en scandant « Allez les Lions Indomptables ! ».

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Taxi-moto à Douala Taxi-moto décoré à Douala Oumar Kamado sur sa moto

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