Cap-Vert : Une alliance pour les élections

Une coalition tripartite de l’opposition –  » l’Alternative démocratique pour le changement  » – a été mise en place par des petits partis afin de s’attaquer aux prochaines échéances électorales.

« L’Alternative démocratique pour le changement « , est la plate-forme qu’ont choisie trois petits partis capverdiens, le Parti du travail et de la solidarité (PTS), l’Union capverdienne indépendante et démocratique (UCID) et le Parti de la convergence démocratique (PCD), pour affronter les prochaines échéances électorales.

Petits et récents, ces partis présenteront une liste unique aux législatives du 14 janvier puis un candidat commun aux présidentielles du 11 février. « C’est une première au Cap-Vert », indique M. Leite David, attaché culturel et de promotion à l’Ambassade du Cap-Vert à Paris.

Cette alliance demeure un faible contrepoids face à la machine que représente le Mouvement pour la démocratie (MpD). Un parti sur lequel le président capverdien, Antonio Mascarhenas Monteiro, peut compter et qui détient depuis 1996 la majorité qualifiée à l’Assemblée Nationale.

La nouvelle coalition s’inscrit dans la tendance de l’opposition capverdienne dominée par le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), l’ancien parti unique. « Cette dernière dénonce l’engagement du gouvernement dans une libéralisation économique trop effrénée au détriment des plus démunis « , rappelle M. Leite.

Une petite démocratie dynamique

Les récentes prises de position du président Antonio Mascarhenas Monteiro en faveur de l’opposition ont quelque peu déplu au Mouvement pour la démocratie (MpD). Le retrait du Premier ministre Carlos Veiga au profit de son dauphin, le vice-Premier ministre, a été jugé contraire aux dispositions institutionnelles par l’opposition.

La situation s’est depuis rétablie avec la démission officielle de Carlos Veiga de sa fonction ainsi que de la présidence du MpD. Celle-ci s’imposait dans la mesure où il sera le candidat du parti à la prochaine présidentielle. Le Président Monteiro n’étant plus rééligible après ses deux mandats successifs de 5 ans.