CAN : la CAF annonce une réforme historique et clarifie la polémique Sénégal–Maroc


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Patrice Motsepe, président CAF
Patrice Motsepe, président de la CAF

La Confédération africaine de football (CAF) amorce un tournant stratégique dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Réunie en comité exécutif en Égypte, l’instance dirigée par Patrice Motsepe a validé une réforme significative du format de la compétition. Parallèlement, elle a tenu à clarifier sa position face à la controverse entourant l’attribution du titre de l’édition 2025.

Le président la CAF, Patrice Motsepe, a fait une annonce concernant l’élargissement du nombre d’équipes participantes à la CAN. Après être passée de 16 à 24 nations en 2019, la compétition s’apprête à franchir une nouvelle étape en accueillant désormais 28 sélections. Ce nouveau format prévoit la constitution de sept groupes de quatre équipes. Ce qui offre davantage d’opportunités aux nations émergentes du continent. Cette réforme réponde à une demande grandissante de représentation au plus haut niveau.

Une CAN élargie pour dynamiser le football africain

L’augmentation du nombre de participants vise à stimuler la compétitivité et à élargir la base du football continental. De nombreuses fédérations, notamment en Afrique de l’Est et en Afrique australe, pourraient bénéficier de cette ouverture. Toutefois, ce changement soulève également des interrogations sur le niveau global de la compétition et sur les défis logistiques qu’il implique. En effet, organiser un tournoi avec 28 équipes nécessitera des infrastructures adaptées, tant en termes de stades que de capacités d’accueil.

La CAF semble consciente de ces enjeux, et mise sur une meilleure planification ainsi que sur l’engagement des pays hôtes. À ce titre, l’édition 2027 a été confirmée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Un projet commun qui symbolise la montée en puissance de l’Afrique de l’Est dans le paysage du football continental.

CAN 2027 : cap sur l’Afrique de l’Est malgré les doutes

Malgré certaines rumeurs évoquant des retards dans les préparatifs, Patrice Motsepe a tenu à rassurer quant à la tenue de la CAN 2027 dans les trois pays coorganisateurs. Ce choix stratégique vise à promouvoir une répartition géographique plus équilibrée des grandes compétitions africaines, longtemps concentrées en Afrique du Nord et de l’Ouest. Il s’agit également d’un levier de développement pour les infrastructures sportives dans cette région.

La coorganisation représente toutefois un défi en matière de coordination et de logistique. Si ce modèle a déjà été expérimenté avec succès dans d’autres régions du monde, il reste relativement nouveau en Afrique. La CAF espère ainsi poser les bases d’une nouvelle dynamique collaborative entre les nations africaines. En parallèle de ces annonces, la CAF a été contrainte de revenir sur le litige opposant le Sénégal au Maroc concernant la finale de la CAN 2025.

Sénégal–Maroc : la CAF face à une polémique toujours en suspens

Sur le terrain, les Lions de la Teranga s’étaient imposés 1-0 après prolongation à Rabat. Cependant, une décision du jury d’appel a ensuite attribué la victoire au Maroc sur tapis vert, déclenchant une vive contestation du camp sénégalais. Cette situation inédite a conduit à une saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS), seule instance habilitée à trancher définitivement ce différend.

En attendant, la CAF adopte une posture de neutralité stricte, affirmant son attachement au respect des règlements en vigueur. Patrice Motsepe a précisé que l’instance se conformera pleinement à la décision finale du TAS, quelle qu’elle soit.

Etienne Dione
Très attaché à l’Afrique Centrale que je suis avec une grande attention. L’Afrique Australe ne me laisse pas indifférent et j’y fais d’ailleurs quelques incursions
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