
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a déclaré que l’instance continentale appliquera la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant le litige opposant le Sénégal au Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Le dossier, porté devant la juridiction de Lausanne par la Fédération sénégalaise de football, devrait être examiné en septembre ou en octobre, selon plusieurs sources.
Le dossier de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 reste en attente d’un dénouement judiciaire. À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 22 juillet, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance continentale attendait désormais la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Une audience attendue en septembre ou en octobre
Interrogé sur cette affaire, le dirigeant sud-africain a rappelé que le contentieux ne relevait plus de la compétence de la CAF. Il a affirmé que la confédération appliquerait la décision qui sera rendue par la juridiction basée à Lausanne, sans anticiper son contenu. Selon les informations publiées par le média spécialisé IUSPORT, le Tribunal arbitral du sport devrait organiser l’audience consacrée à cette affaire au cours des mois de septembre ou d’octobre 2026.
La décision définitive ne devrait donc pas intervenir avant le mois d’octobre. Le TAS avait confirmé, dès le mois de mars, avoir enregistré l’appel introduit par la Fédération sénégalaise de football contre la Confédération africaine de football et la Fédération royale marocaine de football. La procédure porte sur la décision rendue le 17 mars 2026 par le jury d’appel de la CAF.
Une décision contestée par le Sénégal
Le 17 mars 2026, le jury d’appel de la CAF avait annulé le résultat obtenu sur le terrain lors de la finale de la CAN 2025. L’instance avait considéré que le Sénégal avait perdu la rencontre par forfait et avait attribué une victoire 3-0 au Maroc. Cette décision avait entraîné le retrait du titre de champion d’Afrique au Sénégal au profit des Lions de l’Atlas.
La Fédération sénégalaise avait immédiatement annoncé son intention de contester cette sanction devant le Tribunal arbitral du sport, estimant que le résultat sportif devait être maintenu. La finale de la CAN 2025 s’était disputée le 18 janvier 2026 à Rabat. Au cours des prolongations, alors que les deux équipes étaient encore à égalité, l’arbitre avait accordé un penalty au Maroc.
Les arguments avancés par les deux fédérations
Les joueurs sénégalais avaient alors quitté temporairement la pelouse pour protester contre cette décision arbitrale. Après plusieurs minutes d’interruption, la rencontre avait repris. Le penalty marocain, frappé par Brahim Diaz, avait été arrêté par le gardien sénégalais avant que Pape Guèye n’inscrive l’unique but du match en prolongation, offrant une victoire 1-0 au Sénégal sur le terrain.
Dans sa décision, la CAF avait estimé que l’interruption provoquée par le retrait temporaire des joueurs sénégalais constituait une violation du règlement de la compétition, justifiant la défaite par forfait. La Fédération sénégalaise de football conteste cette interprétation. Elle demande au TAS d’annuler la décision du jury d’appel de la CAF, de rétablir le résultat obtenu sur le terrain et de reconnaître le Sénégal comme vainqueur de la compétition.
Le rôle du Tribunal arbitral du sport
De son côté, la Fédération royale marocaine de football défend la validité de la décision rendue par les instances de la CAF. Basé à Lausanne, en Suisse, le Tribunal arbitral du sport est la principale juridiction internationale chargée de régler les litiges sportifs. Il intervient notamment lorsqu’une fédération nationale ou un sportif conteste une décision prise par une instance internationale. Les décisions du TAS sont contraignantes pour les fédérations sportives qui reconnaissent sa compétence, dont la CAF.
Une fois le jugement rendu, la Confédération africaine de football devra mettre en œuvre la décision, qu’elle confirme ou infirme le verdict du jury d’appel. Cette affaire est devenue l’un des dossiers disciplinaires les plus suivis de l’histoire récente du football africain. Depuis la décision du jury d’appel de la CAF, les fédérations sénégalaise et marocaine maintiennent leurs positions respectives dans l’attente de l’arbitrage définitif.




