Cameroun : un ministre de Biya exige d’un investisseur une commission de 3,75 milliards FCFA

Un ministre camerounais aurait exigé 25% des parts , d’un investisseur privé, soit 3,75 milliards FCFA, pour le démarrage du projet à l’Est du pays. De quel ministre s’agit-il ?

Scandale au Cameroun où le ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique, Emmanuel Bondé, est accusé par un investisseur privé d’avoir exigé 25% des parts, soit 3,75 milliards FCFA, pour le démarrage du projet sucrier à l’Est du pays. L’information a été reprise par Koaci.com.

« Le ministre Emmanuel Bondé m’avait invité à son domicile privé et exigeait que je lui cède gratuitement 25 % des actions de Justin Sugar Mills (soit au nom de sa femme ou de son fils) représentant une valeur de 3,75 milliards FCFA sinon le projet aura des difficultés à démarrer tant que lui et certains de ses collègues resteront ministres au Cameroun. Il promettait de partager ces parts à certains membres du gouvernement qui m’aideront à faciliter tant la participation de l’Etat dans notre entreprise que les formalités administratives. Comme d’habitude, j’avais rejeté cette proposition et lui offrait plutôt 1 % symbolique au nom de la structure de microfinance de sa femme (MC2 Batouri). Il était mécontent et me demandait de réfléchir encore, le temps pour lui de nous aider à faire débloquer les 2,25 milliards FCFA ».

Ces révélations, faites par le promoteur privé, ont été publiées par le journal Repères. Elle sont de Dieudonné Thry Dong, administrateur de Justin Sugar Mills, S.A Cameroun, consortium indo-camerounais, impliqué dans le projet de création d’un complexe sucrier à l’Est du Cameroun. M. Thry Dong accuse ainsi le ministre d’avoir résilié unilatéralement, en juin 2014, le protocole d’accord signé entre le groupe d’investisseurs et l’Etat, suite au refus des hommes d’affaires de céder à sa requête, relève Koaci.com.