Cameroun : spectaculaire braquage de banques

Plusieurs banques ont été braquées ce dimanche dans la ville balnéaire de Limbe, située dans la province du Sud-Ouest. L’attaque spectaculaire, qui a coûté la vie à un homme, a été menée par une quarantaine d’individus qui sont repartis avec 250 millions de FCFA.

De notre correspondante au Cameroun

Une quarantaine d’individus non identifiés venus par mer, sur trois embarcations maritimes, ont attaqué dimanche plusieurs établissements bancaires de Limbe, une ville balnéaire située dans la province du Sud-Ouest. Ils ont tué un homme et emporté environ 250 millions de FCFA (plus de 391 000 euros).

Selon les témoignages recueillis auprès de confrères, l’attaque s’est déroulée entre 1h et 4 h du matin. Les assaillants ont fait irruption dans le centre commercial de Limbe, où se trouvent les locaux de banques et certains établissements publics. Pendant près de trois heures, ils ont, avec des armes de guerre, tenu des personnes en respect et mené leur forfait sans difficultés. Après avoir fait sauter son verrou, ils se sont emparés du coffre-fort de l’Amity Bank of Cameroon. A la Société Générale des Banques du Cameroun, dans l’impossibilité d’accéder au coffre-fort, ils ont vidé les caisses.

Mode opératoire déjà connu

Pendant trois heures, des coups de feu ont été tirés sur les locaux des banques, de la préfecture et sur les bureaux de l’agence de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) sans aucune riposte des forces de l’ordre. Le véhicule d’un hôtel de la place a également fait les frais des braqueurs et un Camerounais venu passer le week-end dans la citée balnéaire de Limbe a été abattu.

Après leur sale besogne, les « pirates » ont finalement été repoussés par les membres du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Ils ont repris leurs embarcations et disparu en mer en emportant avec eux leur butin.

Dans une première déclaration, le ministre délégué chargé de la Défense, Remy Zé Meka, a dit qu’« il [s’agissait] d’attaques planifiées par des individus qui ont décidé de s’attaquer aux intérêts économiques du Cameroun. »

Ce braquage remet en lumière le problème de la porosité des frontières camerounaises et le spectre des attaques perpétrées, il y a quelques mois, à Bakassi et en Guinée Equatoriale voisine. Ces attaques se sont déroulées selon le même mode opératoire.