Cameroun : rencontre avec un nouvel « homme de Dieu »

Le renouveau charismatique chrétien est aujourd’hui un phénomène spectaculaire dans nombre de pays africains, de même qu’en Amérique ou en Océanie. Pour mieux le comprendre, Afrik.com est allé à la rencontre d’un nouvel ordonné au service d’une de ces Eglises en plein essor au Cameroun. Entretien avec le Rév. Pasteur Basseck Oscar, nouvellement ordonné dans la « Sainte Eglise du Christ internationale ».

Afrik.com : Qui est le Rév. Pasteur Basseck Oscar et qu’est-ce qui a motivé votre choix pour le saint ministère?

Basseck Oscar : Monsieur Basseck Oscar c’est ce jeune homme qui très tôt ne s’est pas posé les questions sur l’existence d’un être suprême. Mais par contre il cherchait à lui être reconnaissant pour ses hauts faits. Pour cela il a pris le ferme engagement de garder ses ordonnances.
Cette disposition du cœur m’a facilité l’intégration dans une église Pentecôtiste dénommée : « La Sainte Eglise du Christ internationale» par le concours de l’un de nos pasteurs, le Rév. Pasteur Zock à Zock Jean Pierre, mon ami d’enfance.
Après une longue séparation de 12 ans au moins, il réapparaît et me dit qu’il sort de Yaoundé où il a été ordonné au grade de Pasteur. Actuellement, il est affecté à Douala. Je lui pose la question de savoir comment, musulman de son état, il a fait pour devenir chrétien… Il me dit que c’est une longue histoire. Il me dit qu’il a changé, il n’est plus celui que j’ai connu par le passé. A cause du Christ, il a abandonné beaucoup de choses. Tel que je te connais, me dit-il, tu as les qualités que le Seigneur exige à son serviteur. N’aie pas peur, servons le Seigneur.
Je l’ai suivi et j’ai reçu Jésus comme Seigneur et Sauveur. Le 27 Juillet 1997, je suis entré dans les eaux de baptême.
A l’église, je constate que presque tous les fidèles y sont venus parce qu’ils étaient soit malades, souffrant d’une maladie inguérissable ou épuisante pour les ressources de la famille, soit par le chômage, soit par le célibat et tous avaient déjà les témoignages encourageants.
Je croyais que j’étais le seul qui étais venu au Seigneur parce que j’ai aimé le servir et non parce que j’avais un problème de santé.
Deux ans après, le Pasteur Zock à Zock Jean Pierre me met la pression pour le mariage tout comme ma grand-mère avait fait, mais en vain.
Je lui dis : tu sais que je suis en train de me bâtir une maison, je veux que mon épouse trouve la maison construite. Il me dit : aucune femme digne de ce nom n’est à l’aise dans une maison qu’elle a trouvée déjà construite. Tu as déjà beaucoup fait qu’elle vienne aussi trouver que les antivols, le plafond ne sont pas encore placés afin qu’elle assiste aussi à leur pose. J’ai dit d’accord.
C’est quand il fallait que je trouve ma fiancée que nous avons compris que j’étais lié par les chaînes du célibat. Me trouver une côte n’était pas une mince affaire, malgré les atouts que j’avais pendant que certains étaient en chômage et alors que moi je travaillais dans une société industrielle de plastique de la place.
Il a fallu que nous brisions ces chaînes de célibat par les prières intenses, afin que je trouve ma côte.
Le 14 juillet 2000, j’ai célébré mon mariage à la Sainte Eglise du Christ avec la sœur Ngo Way Didienne.
J’ai donc compris que l’appel auquel j’ai répondu était pour la délivrance du célibat. C’est une maladie que je portais en moi sans le savoir.
Bref, Jésus m’a donné ce que le monde m’a empêché d’obtenir.
Ma charmante épouse et moi avons persévéré au sein de la Sainte Eglise du Christ qui devenait déjà internationale à l’Assemblée de Ndokoti où j’ai été élevé au grade de Pasteur Stagiaire par l’Evêque Ngontchou Jean Pierre le 16 décembre 2013 et ordonné Pasteur le 13 novembre 2016 par Son Eminence l’Archevêque Docteur Apôtre Mekomou Emmanuel.

Afrik.com : En date du 06 Novembre 2016, vous avez donc été ordonné Pasteur de la Sainte Eglise du Christ Internationale. Sous quel signe aviez-vous placé votre saint ministère ?

Basseck Oscar : Mon Ministère, je l’ai placé sous le signe de l’amour, le travail, la détermination et la soumission.

Afrik.com : Quelles seront vos priorités ?

Basseck Oscar : La priorité dans le travail que j’ai à faire, c’est de regrouper un grand nombre d’âmes pour faire d’elles des disciples.
En vérité, je travaille dans un apostolat qui a un chef hiérarchique sous les ordres duquel nous sommes placés et à qui nous devons obéissance et soumission.

Afrik.com : Qu’attendez-vous des brebis qui sont à votre charge ?

Basseck Oscar : Ce qu’un Berger peut attendre des brebis n’est que la soumission et l’obéissance. Ce sont là les vertus essentielles que Dieu recommande à qui que ce soit pour un éventuel succès. Il dit dans sa parole que : « l’humilité précède la gloire ».

Afrik.com : Parlez-nous brièvement de la Sainte Eglise du Christ Internationale

Basseck Oscar : La Sainte Eglise du Christ internationale a vu le jour juste au moment où le pays voire toutes les nations étaient en train de connaître les temps très difficiles imposés par la crise économique pour répondre aux problèmes de l’heure. Certainement c’était le plan de Dieu.
Rose Dorette épouse de Monsieur Mekomou Emmanuel, une sœur en Christ qui persévérait à la Vraie Eglise de Dieu, désirait ardemment la conversion de son époux incrédule et barbare. Ce dernier n’a été sensible à aucune invitation de son épouse. Un jour, sa charmante épouse lui dit cette fois-ci, il y aura même à manger pour ceux qui vont répondre à l’invitation. Ce jour il arrive à l’église et trouve une ambiance incroyable qui l’amène à y prendre goût. Le Seigneur Jésus-Christ pour l’attirer, le délivre de la chaude-pisse mal traitée qui était déjà chronique. Il cimente sa place dans l’Eglise.
Quelques années plus tard, la main de l’Eternel se repose sur sa tête un jour pendant qu’il voulait taper sur un enfant, une voix lui fait comprendre que ces mains ne sont plus pour la barbarie, mais pour le servir.
Dans sa maison, sa femme et lui prièrent Dieu en chantant, puis vinrent les voisins, les amis, même les curieux. Les miracles s’accomplissaient de manière telle que eux-mêmes n’en revenaient pas. Ils étaient tous étonnés.
Une fois que l’Eglise est déjà pleine, c’est tout Yaoundé qui bougeait.
La Communauté urbaine de Yaoundé détruisit les bâtiments qui abritaient l’Eglise. Malgré cela, l’adoration continua en plein air. L’homme de Dieu l’Apôtre Mekomou Emmanuel dit si cette œuvre vient des hommes, elle va s’éteindre, mais si elle vient de Dieu, elle subsistera. Il prédit que les salles de cinéma, les bars, ces locaux qui les abritaient, abriteront désormais les Eglises. Le Seigneur accomplit la prophétie de son serviteur. Un grand bar à Essos (Yaoundé) ferme ses portes. Monsieur Nangoua Fostin, propriétaire des locaux, les donne à l’Eglise. A l’heure actuelle c’est une magnifique et gigantesque cathédrale qui orne le lieu. C’est le siège de l’Apostolat de l’Eglise Centrale construit par les fidèles
La salle de cinéma Fohato à Bonaberi est prise par la même église. La Sainte Eglise du Christ prit aussi l’ancienne salle de cinéma Omnisport à Bepanda, là devint l’Eglise Centrale du côté de Douala.
Il était donc question que l’œuvre de Dieu atteigne aussi Douala et ses environs, c’est la région ecclésiastique du Littoral sous la conduite de l’Evêque Tchelebou Célestin. L’œuvre est devenue internationale avec les assemblées à Toulouse (France), etc. C’est ainsi que notre Eglise prospère…