
Au Cameroun, les viols sur mineures connaissent une hausse inquiétante. Face à la pression de l’opinion, le gouvernement a dévoilé une série de mesures pour lutter contre ce phénomène, tandis que de nouveaux cas continuent d’être signalés.
Face à cette situation alarmante, une conférence de presse conjointe s’est tenue le 1er juin 2026 à Yaoundé, réunissant les ministres de la Communication, des Affaires sociales, ainsi que de la Promotion de la femme et de la famille. Le point d’orgue de cette rencontre avec les journalistes a été l’annonce de mesures gouvernementales fermes visant à endiguer la recrudescence des abus sur mineurs, des infanticides et des féminicides.
Parmi les mesures annoncées :
- Vulgarisation judiciaire : application stricte des sanctions pénales pour mettre fin à l’impunité
- Protection de l’enfance : le gouvernement a réaffirmé sa volonté de traquer les auteurs de violences sexuelles et d’abus sur mineurs
- Dispositifs d’urgence : renforcement de la ligne verte et des mécanismes d’alerte
Malgré la sortie musclée de ces trois membres du gouvernement, un autre cas de violence sexuelle sur une jeune fille a été signalé hier à Douala.
Face à cette recrudescence, les questions fusent de toutes parts, pour savoir les mobiles de ce phénomène, comment les coupables sont souvent traités, et comment faire pour arrêter la saignée.
Les mobiles des viols recherchés
« Il ne se passe plus un mois sans qu’on enregistre soit un cas d’infanticide, d’agression sexuelle sur une jeune fille ou de féminicide, que ce soit dans nos domiciles, dans la rue ou à l’école. Pour ma part, le silence de nos autorités m’inquiète. Je me demande si la loi était appliquée correctement, qu’est-ce qui encouragerait les bourreaux, qui sont des pères de famille, des enseignants et autres, à passer à l’acte ? Est-ce par vengeance, par rite traditionnel ou loge, ou par des réseaux mafieux ? Où est passé l’amour du prochain ? », s’interroge Mathias D., ancien de l’Église.
Selon l’infirmière Solange T., « le nombre de femmes étant plus élevé dans notre pays, nous ne devrions vraiment pas connaître ces violences choquantes. Pourquoi prendre un vilain plaisir à violenter son semblable et, de surcroît, son enfant ou son élève ? Cette histoire ne doit pas être simple. Le gouvernement, malgré le grand retard, vient d’annoncer des mesures fortes. Mais quand on sait que chez nous, on ouvre souvent des enquêtes, leur fermeture en est tout autre chose ».
« Alors, j’émets des doutes quant au fait que la saignée sera arrêtée d’ici peu ! Je prône le dialogue entre les parents et leurs enfants, qu’ils soient scolarisés ou pas, et que les parents consacrent un peu de leur précieux temps à l’éducation de leur progéniture, plutôt qu’aux nounous », ajoute-t-elle.



