Cameroun : Maurice Kamto accuse Paul Biya et met en garde Ali Bongo

Le Président camerounais, Paul Biya, et son homologue gabonais, Ali Bongo

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, accuse le chef d’Etat Paul Biya du Cameroun et met en garde Ali Bongo du Gabon. Que s’est-il passé ?

Maurice Kamto

Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), n’est pas content. Et il l’a fait savoir. Selon lui, le secrétaire départemental de son parti politique au Gabon a été «arbitrairement» arrêté, détenu et torturé aussi bien physiquement que psychologiquement dans les locaux du contre-espionnage gabonais à Libreville.

Selon le Service de la communication du MRC, le parti de Maurice Kamto, Serge Sihonou a été libéré vendredi 21 août aux alentours de 21 heures, après une intervention du chef de parti. Maurice Kamto, aurait, quelques heures plus tôt, adressé une correspondance à Paul Patrick Biffot, ambassadeur du Gabon en poste au Cameroun.

Accusant l’ambassadeur du Cameroun au Gabon, Maurice Kamto affirme en effet que son secrétaire départemental au Gabon doit ses déboires à Mme Ondoua Ateba, née Ngaeto Zam Edith Félicie Noëlle, dont il dénonce « l’attitude irresponsable et honteusement partisane », et l’invite « à prendre toutes les dispositions nécessaires pour veiller à la santé » de Serge Sihonou, reprend Gabonreview.

« Ce douloureux épisode vient, une fois de plus, démontrer aux yeux du monde la volonté du régime illégitime de M. Paul Biya de se maintenir au pouvoir par la terreur tant au plan national que dans la diaspora», accuse le MRC de Kamto qui va plus loin, et révèle que ces actes ont été exécutés à la demande de Madame Ondoua Ateba, née Ngaeto Zam Edith Félicie Noëlle, l’ambassadeur du Cameroun au Gabon. Et où sont les autorités gabonaises au moment de ces faits ? C’est là où Ali Bongo est incriminé.

« Le MRC invite par ailleurs les autorités gouvernementales gabonaises à refuser à l’avenir de se laisser instrumentaliser à des fins politiques partisanes par les autorités diplomatiques camerounaises dans leur pays. Les militants du MRC sont très sensibles à l’accueil fraternel du peuple gabonais. Cependant, dans le respect des lois gabonaises, ils tiennent tout autant à participer à la vie politique de leur pays, le Cameroun ».