Cameroun : les mutilations génitales féminines sont des pratiques déshonorantes

Les mutilations génitales féminines (MGF) autrement connues comme la « circoncision » féminine impliquent des procédures qui comprennent l’ablation partielle ou totale des organes génitaux féminins externes pour des raisons culturelles ou autres buts non-médicaux. Elles sont généralement pratiquées sur les filles dont l’âge varie entre 4 et 10 ans. Cette pratique brutale et inutile doit aujourd’hui être fortement combattue.

En termes plus simples, les MGF comme le repassage des seins sont des pratiques barbares menées par les mères sur les parties intimes de leurs filles. Elles impliquent l’utilisation des objets tranchants avec la stérilité douteuse pour couper le clitoris de la jeune fille, pour recoudre et permettant juste à un petit passage pour les urines et le sang des menstruels.

Quel est l’objectif principal de ces actes d’excision ?

L’objectif principal de ces actes d’excision est d’assurer que la jeune fille n’aura pas des sentiments sexuels ou de l’anxiété, afin d’empêcher toute promiscuité amoureuse avant ou dans le mariage.

Une telle conception qui semble justifiable à ses auteurs, entraîne de réelles douleurs, des traumatismes et des risques pour la santé que les petites filles sont obligées de subir. Au-delà, elle prive les femmes qui en ont été victimes de l’accès au plaisir sexuel.

Quelles raisons les auteurs de ces pratiques absurdes avancent-ils?

Parce que ces mutilations se traduisent par la coupe ou l’ablation des tissus autour du vagin qui donnent aux femmes du plaisir, elles sont pratiquées pour des raisons suivantes : d’abord la crainte « sociale » que la jeune fille puisse apporter la honte à sa famille en étant sexuellement active et qu’elle tombe alors enceinte avant le mariage ; ensuite dans certaines cultures où la circoncision féminine a été une tradition depuis des centaines d’années, cette procédure est considérée comme un rite de passage pour les jeunes filles, et les familles craignent que si leurs filles sont laissées incirconcises, elles ne puisse pas être en mesure de se marier ; enfin, cette pratique manifeste une volonté de contrôle social et culturel de la sexualité des femmes. L’excision est donc un acte social, non médical, et une injuste contrainte imposée au corps féminin.

Autant de justifications qui n’ont plus de sens dans une société moderne où les femmes ont acquis l’égalité légale avec les hommes… Où sont les droits des femmes si ils sont bafoués dès leur plus tendre enfance, en leur barrant l’accès à la sexualité dont peut jouir tout autre être humain ? Quels que soient les mobiles, peut-on mutiler autrui impunément et lui interdire le plaisir ? Désormais presque partout illégale, l’excision doit être proscrite et combattue.