Cameroun : deux attaques dans l’Ouest font 9 morts et de nombreux blessés

Ce week-end, plusieurs attaques violentes ont eu lieu dans l’ouest du Cameroun. Un bilan de neuf morts et plusieurs blessés a été dressé. Dans la nuit du samedi à dimanche, la localité de Galim a subi la première attaque meurtrière. Plus tard, dans la journée de dimanche, alors que la population était en célébration de la journée internationale des droits des femmes, une autre attaque s’est abattue sur Bamenda.

L’atmosphère est lourde au Cameroun après la double attaque qui a endeuillée le pays ce week-end. La première attaque a été perpétrée par un groupe d’assaillants, une cinquantaine de personnes lourdement armés, qui avaient fait irruption dans la ville de Galim située à l’Ouest du pays, selon un communiqué de René Emmanuel Sadi, ministre camerounais de la Communication. Les terroristes ont débarqué dans une caravane motorisée et attaqué le commissariat de police et la brigade de gendarmerie de la ville. Des munitions et des armes ont été emportées. Selon les informations fournies par des sources gouvernementales, cet attentat a fait huit morts dont deux policiers, deux gendarmes et quatre civils, dont un qui était placé en garde à vue à la brigade.

Dans la matinée du dimanche, aux environs de 10 heures, alors que la population de Bamenda était mobilisée pour célébrer le 8 mars, journée consacrée aux droits des femmes, la ville a été prise au piège par les terroristes. Les assaillants avaient activé un engin explosif non loin de la tribune officielle, semant la terreur dans le rang des manifestants. L’explosion a créé la débandade et une suspension momentanée du défilé qui avait néanmoins repris après la sécurisation des lieux. Heureusement le pire a été évité et le bilan de cette deuxième attaque est d’un mort (un militaire) et des blessés graves. L’armée a déclaré avoir mis la main sur les auteurs de ce second attendat.

Au total, 9 morts et plusieurs blessés au terme de la série d’attentats de ce week-end à l’Ouest du Cameroun. Le gouvernement attribue ces actes de violence aux séparatistes anglophones qui sont en conflit avec l’armée du pays.