Cameroun : attentat-suicide de Boko Haram, 12 morts

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Boko Haram a encore fait parler de lui après deux attentats-suicide perpétrés par le groupe terroriste dans le nord du Cameroun ce lundi 13 juillet. Le bilan est lourd. On compte au moins 12 morts, dont un soldat tchadien.

Boko Haram a encore frappé très fort. La nébuleuse basée au nord du Nigeria et dirigée par le très controversé Abubakar Shekau a tué des dizaines de civils et un soldat Tchadien dans deux attentats-suicide perpétrés dans le nord du Cameroun, plus précisément dans la localité de Fotokol.

Selon plusieurs sources, les explosions se sont produites ce dimanche. La première a été perpétrée dans un bar non loin du camp des forces spéciales camerounaises, à l’heure de la rupture du Ramadan, affirme un officier qui a requis l’anonymat. Il poursuit : « La deuxième explosion s’est produite au moment où les soldats se rapprochaient du bar ».

« Les pays voisins, cible préférée de Boko Haram »

Selon le journal camerounais, Lœil du Sahel , cité par les médias locaux, les deux kamikazes portaient le burqa, le voile musulman. Rappelons que ce n’est pas la première fois que le groupe terroriste Boko Haram s’attaque aux pays voisins du Nigeria, notamment le Niger, le Tchad et le Cameroun. En avril dernier, une attaque semblable avait été orchestrée par le groupe au Cameroun.
Le bilan était lourd : une dizaine de civils ont été tuées lors de l’attaque. Les islamistes avaient pris d’assaut les localités de Bia et Blaberi, dans l’arrondissement de Kolofata. Les témoignages des survivants faisaient état d’une attaque violente. Dans la nuit du samedi 11 juillet 2015, Boko Haram attaque violemment la prison de Diffa au Niger. Bilan : quatre morts, dont les trois assaillants et un gardien.

D’après des témoins, les assaillants étaient munis de kalachnikovs et de ceintures d’explosifs. L’un d’entre eux s’est fait exploser à l’intérieur du bâtiment. Alors qu’on le croyait affaibli par la guerre qui lui a été déclarée par la force africaine soutenue par l’Union africaine, la nébuleuse Boko Haram n’a pas encore dit son dernier mot. Les récentes attaques contre des forces militaires ou civiles au Nigeria et dans les pays frontaliers prouvent que le groupe reste toujours bien organisé.