Cameroun, 23è édition du mini-comice agropastoral et artisanal du Littoral : le pari tenu !


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Diplômes remis et les Miss
Diplômes remis et les Miss

Conjointement organisé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural) le ministère des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat et le ministère du Commerce, la région du Littoral a organisé, du 20 au 22 décembre 2023, au club Camtel de Bepanda-Douala, la 23è édition du muni-comice agropastoral et artisanal.

Institué par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, dans les années 2000, les comices agropastoraux régionaux servent à la promotion des cultures du terroir. Ils sont également un espace d’émulation et d’échanges d’expériences entre les agriculteurs. Ils permettent aux opérateurs en amont et aval de la production, d’exposer leurs produits et leur savoir-faire.

« Lutte contre la vie chère »

Pour Aboubakary Haman Tchiouto, secrétaire général des services du gouverneur de la région du Littoral, « ce comice qui se tient ce jour, à la veille des fêtes de fin d’année, permettra aux nombreuses populations de la ville de Douala et de la région du Littoral, de s’approvisionner, à des prix abordables, en denrées alimentaires et contribue à la lutte contre la vie chère, qui, actuellement, est l’un des objectifs de notre gouvernement ».

Coupure du ruban symbolique
Coupure du ruban symbolique

« Je saisis cette opportunité, pour encourager et féliciter les agriculteurs venus des quatre départements (Moungo, Nkam, Sanaga-Maritime et Wouri) de notre région, à produire davantage, afin d’assurer la sécurité alimentaire de toute la population. J’invite la jeunesse à s’intéresser aux activités agropastorales. Car, ne dit-on pas que « la terre ne trompe pas ?  » », avait-il ajouté.

Développement des chaînes de valeurs agricoles et d’élevage

Visite des stands d’exposition
Visite des stands d’exposition

« Cet évènement, qui nous réunit aujourd’hui, est d’une grande importance pour nous les producteurs, éleveurs et artisans. C’est une grande opportunité que nous offre le gouvernement, pour montrer aux yeux du monde, notre savoir-faire, et surtout contribuer au ravitaillement des ménages urbains. Nous saluons l’action du gouvernement qui a mis à notre disposition des projets et programmes, lesquels nous ont permis de mettre sur pied quelques unités de transformation de nos produits, contribuant ainsi à la réduction des pertes après récolte, tout en créant une valeur ajoutée », a déclaré la paysanne Suzanne Tiotcheu).

Secrétaire général remet le diplôme
Secrétaire général remet le diplôme

« De ces diverses transformations, nous obtenons de la farine, de l’amidon, des fruits et légumes séchés, des produits de mer, fumés ou séchés, du beurre, des huiles essentielles, du savon et jus naturels, répondant ainsi à la politique de développement des chaînes de valeurs agricoles et d’élevage. La région du Littoral de par son écologie, est très favorable à l’agriculture moderne, dispose de nombreux bassins de productions agricoles, pastorales et halieutiques. Elle contribue de manière très significative à l’accroissement de la production, notamment destinée aux marchés intérieurs et aux exportations », a-t-elle ajouté.

Pour des produits plus compétitifs dans le Littoral

« En guise d’illustrations, le Littoral a le privilège d’être le 1er producteur national de poivre. Outre le poivre, nous pouvons encore citer, à la première place nationale, de nos cultures régionales telles que : le café robusta, l’huile de palme, la banane, la papaye solo. Nous sollicitons l’extension du guichet-producteur, dont les résultats sont appréciés par les producteurs du cacao et du café. Nous sollicitons également un accompagnement plus accru de la part de notre partenaire au développement, afin que nos produits soient de plus en plus compétitifs sur les marchés nationaux et internationaux », a-t-elle conclu.

Cadeaux remis et les Miss
Cadeaux remis et les Miss

« Nous avons des atouts indéniables : des terres arables, une écologie diversifiée et une main d’œuvre jeune et dynamique. Mais, je ne comprends toujours pas pour quoi nous importons ce qui peut être produit localement (riz, farine, sorgho, mil,…). Est-ce à cause des difficultés d’accès aux crédits ou l’enclavement criard des bassins de production ? », s’interroge l’étudiante Félicité Ingom.

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