CAF : Vérone Mosengo-Omba démissionne en pleine crise autour de la CAN 2025


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Patrice Motsepe, président de la CAF
Patrice Motsepe, président de la CAF

Le football africain traverse une zone de fortes turbulences alimentée par une crise institutionnelle, des soupçons d’ingérence et une bataille juridique autour du sacre continental. La démission du secrétaire général de la Confédération africaine de football, Vérone Mosengo-Omba, intervient dans un climat explosif marqué par la contestation du titre de la CAN 2025 attribué au Maroc au détriment du Sénégal en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS). Une séquence qui ouvre une nouvelle période d’incertitudes.

La crise qui secoue la Confédération africaine de football (CAF) continue d’alimenter l’actualité sportive du continent. Au cœur des débats, la démission de Vérone Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de l’instance, intervenue dans un contexte particulièrement tendu après la finale controversée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025). Dans une interview accordée à France 24, le dirigeant a tenu à clarifier les circonstances de son départ, rejetant toute idée de pression extérieure ou de mise à l’écart.

Selon lui, cette décision relève d’un choix personnel et réfléchi, marquant la fin d’un cycle de cinq années passées au sein de l’administration de la CAF. « Je pars parce que je l’ai décidé », a-t-il insisté, tout en niant tout lien direct avec les controverses liées à la CAN. Une prise de position qui intervient alors que l’organisation est fragilisée par des critiques grandissantes sur sa gouvernance et sa transparence.

 CAN 2025 : une finale au cœur des tensions

La polémique trouve son origine dans la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football d’attribuer sur tapis vert le titre continental au Maroc, alors que le Sénégal avait initialement remporté la finale sur le terrain. Une situation inédite qui a provoqué une onde de choc parmi les supporters, les observateurs et plusieurs fédérations nationales. L’affaire est désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS), chargé de rendre une décision définitive. Cette instance indépendante devra trancher sur la validité du verdict contesté.

Ce dossier soulève beaucoup de questions sur l’équité sportive et le respect des règlements en vigueur dans les compétitions africaines. Cette affaire fait ressortir des tensions internes profondes au sein de la CAF. Certains observateurs ont évoqué des influences politiques et des jeux de pouvoir susceptibles d’avoir pesé sur les décisions. Des accusations que Mosengo-Omba rejette fermement, notamment celles faisant état d’un favoritisme en faveur du Maroc. Le rôle de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), a également été évoqué dans plusieurs analyses.

Gouvernance de la CAF : soupçons et rivalités en coulisses

Soupçonné par certains de peser sur les orientations de la CAF, en raison de sa proximité avec Mosengo-Omba, Infantino est au cœur de nombreuses spéculations. L’ancien secrétaire général dément catégoriquement toute ingérence, qualifiant ces allégations de « fantasmes ». Cette crise intervient à un moment où le football africain cherche à renforcer sa crédibilité sur la scène internationale. Par ailleurs, l’avenir de Mosengo-Omba suscite déjà des interrogations.

Interrogé sur une possible candidature à la tête de la Fédération congolaise de football (Fecofa), Vérone Mosengo-Omba s’est montré prudent, sans exclure cette option. Une telle ambition pourrait rebattre les cartes du football en République démocratique du Congo. Et, plus largement, influencer les équilibres du football africain. En attendant la décision du TAS, cette affaire continue d’alimenter les débats.

Etienne Dione
Très attaché à l’Afrique Centrale que je suis avec une grande attention. L’Afrique Australe ne me laisse pas indifférent et j’y fais d’ailleurs quelques incursions
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