Bye, Bye Rotimi

La disparition brutale d’Ola Rotimi est un coup dur pour la production théâtrale nigériane.

Le Dramaturge et universitaire nigérian Olawale Rotimi est mort. Son décès, suite à une crise cardiaque, annoncé samedi par le quotidien The Guardian est une grande perte pour le théâtre national déjà fortement affecté par les disparitions des pionniers du genre, comme Kola Agunmola et Duro Lapido.

Né en 1938 d’un père Yorumba et d’une mère Ijaw, l’auteur d’une oeuvre majeure (The Gods are not to blame, Oedipus Rex – une adaptation de Sophocle -, Hopes of the Living Dead, Our husband has gone made again, Kurunmi, Holding Talks et If) avait entamé sa carrière littéraire et universitaire en décrochant un Master of Fines Art à l’université de Yale (USA).

L’inventeur d’un genre

Il a enseigné dans les Universités de Hife et de Port Harcourt en tant que chef de département et effectué un passage aux Antilles où il officia durant plusieurs années.

L’homme célèbre à l’étranger pour son adaptation d’OEdipe Roi, était, avec le prix Nobel de littérature, Wole Soyinka, un des leaders du  » théâtre littéraire moderne « , mêlant non sans brio le genre européen (un auteur bénéficiant de droits), le spectacle traditionnel (danse, musique, masques et rituels), les dialogues en anglais et les chants en langues locales.

Le théâtre nigérian voit son salut dans la scène universitaire, le théâtre populaire moderne, composé de petites troupes improvisant en yorumba étant fortement affecté par la vidéo, plus lucrative et permettant aux acteurs de se libérer du joug des directeurs de compagnies.