Burundi : la nouvelle mission de l’ONU, après la prorogation de son mandat

Doudou Diène, président de la Commission d'enquête sur le Burundi

En fin mandat le 27 septembre dernier, la Commission d’enquête des Nations Unies (ONU) sur le Burundi bénéficie d’une année supplémentaire, suite à l’adoption d’une résolution par le Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies.

Le Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies a adopté une résolution visant à prolonger, pour une année supplémentaire, le mandat de la Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi. Au cours de ces assises, tenues le 7 octobre, les membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU ont encouragé la Commission d’enquête à œuvrer pour la promotion de la paix, de la démocratie et du respect des droits humains.

Face au regain de violences au Burundi, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU précise que ce nouveau mandat  va « permettre à la Commission de poursuivre ses investigations, y compris en ce qui concerne les fondements économiques de l’Etat ».

Les autorités burundaises appelées  à plus de responsabilité

En effet, la résolution qui prolonge le mandat cette commission condamne les violations des droits ; dont les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les détentions arbitraires et les actes de torture. Ainsi, cette structure onusienne appelle le nouveau régime au respect des droits de l’Homme et à la lutte contre l’impunité. Par ailleurs, elle encourage Bujumbura à l’application « des recommandations formulées par la Commission d’enquête sur le Burundi, dans ses rapports et à progresser sur la voie des premiers signes de changement positif qui ont apparus depuis la constitution du nouveau gouvernement ».

Créée par la résolution 33/24 du Conseil des droits de l’Homme, en septembre 2016, la Commission d’enquête sur le Burundi a plusieurs missions à accomplir ; entre autres, les enquêtes approfondies sur les violations des droits de l’Homme, l’identification des auteurs présumés de ces violations, l’organisation des séances d’échanges avec les autorités burundaises et les organisations de la société civile sur les questions relatives à la lutte contre la violation des droits de l’Homme.