Burundi : après son épouse, l’hospitalisation de Pierre Nkurunziza conforte l’hypothèse du Covid-19

L'ancien Président du Burundi, Pierre Nkurunziza

Quelques jours après l’évacuation de la première dame au Kenya pour raison de santé, le désormais ex-Président burundais, Pierre Nkurunziza, a lui-même été hospitalisé dans son pays, à Karuzi. Une fois de plus, le Covid-19 est pointé du doigt.

Au Burundi, après l’élection contestée du général Evariste Ndayishimiye à la tête du pays, l’autre actualité qui défraie la chronique est, bien sûr, la santé du couple présidentiel. En effet, depuis samedi soir, le Président Pierre Nkurunziza a été admis à l’hôpital de Karuzi, au centre du pays, dans un état grave, à en croire des sources locales.

Cette hospitalisation de l’ancien homme fort de Bujumbura, quelques jours seulement après l’évacuation, par avion médicalisé de son épouse, Denise Bucumi, sur la capitale kényane d’où des informations ont fusé faisant état d’une contamination de la première dame au Coronavirus, la thèse de l’atteinte du couple présidentiel par le Covid-19 se fait de plus en plus persistante. D’aucuns s’empressent déjà de dire que l’état de santé du Président Nkurunziza qui aurait contracté le Covid-19, aurait été aggravé par la présence de facteurs de comorbidité. Le chef de l’Etat souffrirait d’une maladie qui serait la véritable raison qui l’aurait dissuadé de briguer un quatrième mandat.

La polémique enfle donc dans le pays. Et cette situation est largement favorisée par le silence assourdissant et peut-être fort éloquent dans lequel les autorités burundaises se sont résolument murées. Il faut rappeler que presque aucune mesure n’a été prise au Burundi pour empêcher la propagation du Covid-19, puisque le chef de l’Etat et son épouse pasteur, étaient convaincus que le pays était sous la protection divine et ne pouvait par conséquent pas être touché par la pandémie. 

Si officiellement, le pays compte à ce jour 83 cas de personnes contaminées dont 45 guéries et un seul décès, plusieurs sources font remarquer que de nombreux cas de personnes décédées, présentant les mêmes symptômes que les malades du Covid-19, n’ont pas été considérés comme tels, faute de tests.