Burkina : trois émissaires de Kaboré en Côte d’Ivoire

Trois personnalités burkinabè à savoir Simon Compaoré, ministre de la Sécurité, Alpha Barry, des Affaires étrangères et Salifou Diallo président de l’Assemblée nationale, ont été reçues, ce mardi 31 mai 2016, à Abidjan en Côte d’Ivoire, par le Président ivoirien Alassane Ouattara. Ces émissaires du Président du Faso avaient pour mission de lever davantage la crispation entre les deux pays.

A Ouagadougou,

« Je conduis une délégation qui est venue transmettre un message de notre Président Roch Marc Christian Kaboré à son aîné, son grand frère le Président de la Côte d’Ivoire », a déclaré Salifou Diallo à sa sortie d’audience, selon ses propos rapportés par la Présidence ivoirienne.

Les relations diplomatiques, la coopération entre les deux pays étaient des points à l’ordre du jour. « Relancer la coopération entre nos deux pays sur la base du traité de 2009. Nous avons remercié le Président Ouattara pour sa contribution à la paix dans l’espace CEDEAO », a dit le président du Parlement. Pour Salifou Diallo, « Alassane Ouattara est notre grand frère et nous prenons conseil auprès de lui dans tout ce qui touche à la sécurité et à la croissance économique du Burkina Faso ». Selon le président de l’Assemblée nationale, les autorités burkinabè ont demandé l’appui de la Côte-d’Ivoire en ce qui concerne l’économie. « Nous lui avons demandé de nous appuyer pour la relance de l’économie de notre pays. Nous sommes prêts à renforcer les liens multiséculaires entre nos deux pays », a terminé Salifou Diallo.

Les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire se sont détériorées depuis le putsch du 16 septembre 2015. La justice burkinabè soupçonne le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, d’avoir trempé dans la tentative de déstabilisation du pouvoir de la Transition, dirigé à l’époque par Michel Kafando et Isaac Zida. Depuis son accession au pouvoir, le Président Roch Marc Christian Kaboré a marqué sa volonté de régler cette affaire judiciaire par la voie diplomatique.