Burkina : la Présidentielle fixée au 29 novembre ?

Initialement prévue le 11 octobre mais reportée en raison du coup d’Etat manqué, l’élection présidentielle au Burkina Faso a été fixée au 29 novembre, ont annoncé, mardi, deux candidats. Cette date doit être confirmée, ce mercredi, en Conseil des ministres.

L’élection présidentielle au Burkina Faso a été fixée au 29 novembre. C’est en tous cas ce qu’ont annoncé deux candidats à la Présidentielle. « La date du 29 novembre a été retenue par l’ensemble des acteurs politiques du Burkina Faso pour l’organisation des élections législatives et présidentielle », a affirmé Ablassé Ouedraogo, un des candidats. De son côté, Roch Marc Christian Kaboré, un des favoris du scrutin, a confirmé cette date, qui doit encore être validée, ce mercredi 14 octobre 2015, en Conseil des ministres.

Comme un homme qui a survécu à ses blessures, le Burkina Faso se relève peu à peu du coup d’Etat du 16 septembre, qui avait été mené par le général Diendéré, le chef des putschistes. Le pays avait alors été plongé dans une grave crise politique, provoquant une mobilisation massive de la population un peu partout sur le territoire burkinabè mais aussi à l’international où la diaspora avait organisé de nombreuses manifestations pour contester le coup d’Etat. Le pays a finalement évité le bain de sang et l’armée a pu mettre un terme aux projets des putschistes de l’ex-Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) désormais dissout. Cette garde présidentielle de soldats d’élite avait été formée sous l’ancien dirigeant Blaise Compaoré, chassé lui-même du pouvoir par un soulèvement populaire contre sa candidature à la Présidentielle après avoir régné pendant 27 ans.

Désormais le monde politique burkinabè ainsi que sa population espèrent tourner définitivement la page du putsch avec l’organisation d’élections. De son côté, la commission d’observation de l’Union Européenne dirigée par Cecile Kyenge, députée européenne et ancienne ministre de l’Intégration en Italie, est déjà sur place, à Ouagadougou, pour s’assurer du bon fonctionnement du scrutin.