Burkina Faso : une attaque terroriste fait une vingtaine de morts dans le Nord

Une attaque meurtrière attribuée aux djihadistes vient encore d’endeuiller le Burkina Faso. Ce sont des individus lourdement armés qui ont débarqué à Lamdamol, un village du nord du pays et ont déclenché un assaut ayant coûté la vie à une vingtaine de personnes

Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 février 2020, les bandes armées se sont encore fait tristement entendre au Burkina Faso. En effet, des individus, non identifiés et lourdement armés, ont fait irruption dans le village de Lamdamol, situé dans le nord du pays. Selon des sources sécuritaires, les assaillants sont arrivés à bord de motos et « ont littéralement exécuté les populations ».

Cette attaque attribuée aux djihadistes est la énième perpétrée contre les populations civiles du Sahel. Elle a fait une vingtaine de morts dans les rangs des civils. Un communiqué du Gouverneur de la région fait état de la mort de 18 personnes, toutes des civils dont l’infirmier chef de poste du village. Le bilan des attaques terroristes est déjà très lourd dans la zone car, le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, a enregistré près de 800 morts depuis 2015.

D’ailleurs, il y a seulement une semaine environ, d’autres cas similaires et meurtriers ont été notés dans le nord et le centre du Burkina Faso. C’est ainsi que le 25 janvier dernier, 39 civils avaient été tués dans les mêmes conditions, au village de Silgadji, dans la province du Soum. Selon les statistiques publiés par l’Organisation des Nations Unis (ONU), les attaques terroristes perpétrées dans les pays que sont le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont fait pas moins de 4 000 morts en 2019 et occasionné 600.000 déplacés et réfugiés, fuyant les zones de violences.

C’est fort de ce constat que le Président français, Emmanuel Macron, avait décidé, lors du sommet de Pau, le 13 janvier dernier, de renforcer les effectifs de l’armée française dans la région, avec 220 hommes supplémentaires. Selon des sources sécuritaires, la France a revu encore à la hausse l’effectif, « en portant la force Barkhane à 5 100 hommes, soit 600 militaires de plus ».