Burkina Faso : l’ONU appelle au calme et somme l’armée de rendre le pouvoir

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a appelé au calme les différentes parties dans la crise au Burkina Faso, et réclamé aux militaires de céder le pouvoir aux civils.

L’ONU sort de plus en plus de son mutisme concernant la crise au Burkina Faso. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a appelé au calme, mercredi, les différentes parties dans la crise au Burkina Faso, et demandé aux militaires de céder rapidement le pouvoir aux civils.
« Les membres du Conseil de sécurité reconnaissent les aspirations démocratiques du peuple du Burkina Faso. Ils demandent aux forces de sécurité de céder le pouvoir à un gouvernement de transition civil et de tout mettre en œuvre pour restaurer l’ordre constitutionnel immédiatement », selon un communiqué diffusé par l’ambassadeur australien Gary Quinlan.

Le Conseil de sécurité affirme également sa préoccupation face à la situation du Burkina Faso, réclamant aussi « l’organisation d’élections crédibles le plus rapidement possible ». Le Conseil de sécurité a aussi loué les efforts menés par le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, et appelé toutes les parties prenantes dans la crise à coopérer pleinement avec la médiation internationale tripartite conduite par l’ONU, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le départ de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par le peuple, a provoqué une grave crise politique dans le pays. Pour l’heure, partis politiques, société civile, dirigeants religieux et traditionnels ainsi que forces armées se sont accordés, mercredi, sur un gouvernement de transition pour une période d’un an, et l’organisation d’élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2015. Mais le nom de celui qui dirigera cette transition fait toujours débat, car les différentes parties ne se sont pas mises d’accord sur la question.