
Le premier véritable sommet de la Coupe du monde 2026 n’a pas livré de vainqueur. Au terme d’une rencontre engagée et tactiquement disputée, le Maroc et le Brésil se sont quittés sur un score de parité (1-1), samedi 13 juin au MetLife Stadium. Les Lions de l’Atlas ont frappé les premiers grâce à Ismael Saibari avant que Vinicius Junior ne remette les deux équipes à égalité. Un résultat qui laisse intactes les ambitions des deux sélections.
L’affiche avait tout d’un rendez-vous de prestige. D’un côté, le Brésil, quintuple champion du monde, désireux de retrouver son lustre d’antan sous la houlette de Carlo Ancelotti. De l’autre, un Maroc ambitieux, demi-finaliste historique du Mondial 2022 et porté par une génération qui refuse désormais tout complexe face aux grandes nations.
Et ce sont justement les Lions de l’Atlas qui ont lancé les hostilités. Plus entreprenants dès les premières minutes, les Marocains ont mis la défense brésilienne sous pression. Neil El Aynaoui a d’abord obligé Gabriel à un retour salvateur (6e), avant qu’Achraf Hakimi ne tente sa chance sans trouver le cadre (7e).
Le Brésil a réagi timidement. Vinicius Junior a fait parler sa vitesse sur le flanc gauche avant de servir Thiago, dont la tentative a manqué de précision (13e). Mais la maîtrise collective semblait bien marocaine.
Le lob subtil d’Ismael Saibari et la réplique de Vini…
La récompense est finalement arrivée à la 21e minute. Sur une ouverture inspirée de Brahim Diaz, Ismael Saibari a parfaitement pris la profondeur entre Marquinhos et Gabriel. Face à un Alisson avancé, le milieu offensif marocain a exécuté un subtil lob pour faire chavirer les nombreux supporters des Lions présents dans les tribunes.
Loin de se contenter de cet avantage, le Maroc a poursuivi ses offensives. Hakimi et Brahim Diaz ont continué d’inquiéter l’arrière-garde auriverde, sans parvenir à faire le break. Une inefficacité immédiatement sanctionnée par le talent individuel de Vinicius Junior. À la 32e minute, l’attaquant brésilien a éliminé El Aynaoui avant de décocher une frappe puissante du pied droit, hors de portée de Yassine Bounou.
Le match a alors changé de visage. Plus agressif dans les duels, le Brésil a haussé le ton physiquement. Juste avant la pause, Paqueta a cru donner l’avantage aux siens, mais Bounou s’est illustré d’un arrêt réflexe déterminant.
Au retour des vestiaires, Carlo Ancelotti a procédé à plusieurs ajustements. L’entrée de Fabinho a permis au Brésil de retrouver davantage d’équilibre au milieu de terrain. La rencontre s’est progressivement durcie, chaque équipe cherchant à imposer son défi physique.
L’impérial Yassine Bounou…
Dans le dernier quart d’heure, la Seleção a accentué sa domination territoriale. Mais elle s’est heurtée à un Yassine Bounou impérial. Le portier marocain a repoussé une tentative de Raphinha (78e), puis a rassuré sa défense sur une situation dangereuse provoquée par une mauvaise relance (84e). Il s’est finalement offert un double arrêt spectaculaire dans le temps additionnel pour préserver le point du nul.
Le Maroc aurait même pu repartir avec la victoire lorsque Neil El Aynaoui a tenté sa chance de loin dans les ultimes instants de la rencontre. Vigilant, Alisson a répondu présent.
Le Brésil et le Maroc restent maîtres de leur destin
Au coup de sifflet final, le partage des points apparaît logique au regard de la physionomie du match. Le Brésil a confirmé qu’il cherchait encore ses repères malgré la qualité de ses individualités, tandis que le Maroc a démontré une nouvelle fois sa capacité à rivaliser avec les plus grandes nations.
Dans un groupe complété par Haïti et l’Écosse, ce nul permet aux deux favoris de rester maîtres de leur destin. Une chose est certaine : les Lions de l’Atlas n’ont plus peur des géants, et la Seleção sait désormais qu’aucun statut ne garantit la victoire sur la scène mondiale.
Classement :





