Bouteflika sous menace vitale permanente, un report de l’élection présidentielle en Algérie se prépare

Selon La Tribune de Genève Abdelaziz Bouteflika serait « sous menace vitale permanente » et n’aurait plus l’usage de la parole, rendant très improbable le fait qu’il ait pu écrire la lettre adressée au peuple algérien dimanche dernier en se portant candidat. Les manifestations ne faiblissant pas, sous le regard attentif des Etats-Unis,  le gouvernement a-t-il d’autre choix que d’annuler et de reporter le vote ? 

Le président Abdelaziz Bouteflika sera « sous menace vitale permanente », affaibli, souffrant de problème neurologiques et respiratoires rapporte la Tribune de Genève qui dispose de sources au sein de l’hôpital où est traité le président algérien. Selon le journal suisse, Bouteflika souffrirait d’aphasie, une perte partielle du langage.

Un président sous assistance respiratoire peut-il donner un nouveau souffle à l’Algérie ? C’est la blague qui va bientôt faire le tour des manifestations étudiantes qui jour après jour ne faiblissent pas et aujourd’hui encore plusieurs milliers d’entres eux ont défilé dans les rues d’Alger pour s’opposer à un nouveau mandat de Bouteflika, malgré les sévère mise en garde de l’armée et du Général Gaïd Salah. Les étudiants et les professeurs de l’université de Béjaïa, à l’est d’Alger, ont même voté pour la grève illimitée jusqu’à la chute du pouvoir en place.

Dans ce cadre, alors que les Etats-unis ont exprimé clairement mardi leur soutien au peuple algérien, en appelant les autorités algériennes à respecter le droit de manifester. « Les États-Unis soutiennent le peuple algérien et leur droit à manifester pacifiquement« , a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Robert Paladino.

Autant d’élément qui laisse epnser que la contestation va se poursuivre, rendant le processus de l’élection intenable. Mais, alors que les partis d’opposition se sont exprimés. demandant que soit déclaré la vacance du pouvoir et le report des élections, c’est peut être finalement aussi le scénario que prévoit le pouvoir. En effet, en s’appuyant sur la contestation de la rue les proches du président algérien, en particulier ses frères Nacer et Saïd Bouteflika ainsi que Ahmed Ouyahi et Tayeb Belaiz, pourraient en profiter pour juger impossible la tenue de la présidentielle le 18 avril prochain et imposer le maintien du président algérien au pouvoir, ou de ses proches, le temps de préparer sereinement de nouvelles élections.  Selon Algérie Part, la Constitution algérienne prévoit bien cette possibilité de mettre fin au mandat du chef de l’état pour des raisons médicales avec « un très probable recours à l’article 102 de la constitution dans les tous prochains jours ».

Reste à savoir alors qui du clan Bouteflika ou de l’armée menée par le Général Gaïd Salah s’occuperait de gérer la période de transition.

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