Botswana : les femmes peuvent désormais posséder des terres !

Un vent nouveau souffle sur la femme africaine, qui revendique désormais la parité. Pour la première fois, les femmes mariées au Botswana peuvent se voir attribuer des terres domaniales, même si leurs maris ont déjà une allocation, qui leur est propre, a déclaré le Président Mokgweetsi Masisi.

La politique foncière au Botswana empêchait les épouses de posséder des terres, si leurs maris en avaient déjà. Seules les femmes célibataires ou les épouses d’hommes qui ne possédaient pas encore de terres étaient éligibles. La discrimination a laissé des millions de femmes sans accès à la terre où elles vivent et travaillent.

« La politique foncière révisée du Botswana de 2019 donne désormais aux femmes mariées le droit de demander des terres », a tweeté le Président Mokgweetsi Masisi, annonçant la fin du traitement discriminatoire en vertu de l’ancienne législation. Cela affectait principalement les femmes et entraînait des problèmes après le divorce ou le décès du mari.

Il a ajouté qu’il a encouragé « les autorités locales et foncières ainsi que les organisations non gouvernementales à intensifier leurs campagnes pour éduquer les femmes et les orphelins sur leurs droits légalement protégés et à leur offrir un soutien juridique pour revendiquer, avec succès leur, droit foncier légitime ».

La modification de la politique foncière au Botswana, un pays sans littoral frontalier de l’Afrique du Sud, pour mettre fin à la discrimination à l’égard des femmes mariées, était l’une des promesses de campagne du Président Mokgweetsi Masisi, avant les élections d’octobre 2019. Un changement vivement salué par les groupes de défense des droits, qui ont indiqué qu’il était attendu depuis longtemps.