Bonnes nouvelles pour l’Afrique

Conflits, famines, catastrophes, corruption… Trop souvent, ces mots font partie du vocabulaire de base lorsqu’il est question de l’Afrique. L’actualité n’accorde que peu de place aux aspects positifs de la réalité africaine, et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération) veut que cela change.

En 2008, une étude indépendante commandée par l’organisation avait révélé que, s’agissant de ce continent, les termes négatifs étaient trois fois plus répandus dans les médias que les termes positifs. Le concours Bonnes nouvelles pour l’Afrique vise à renverser la tendance en donnant à des journalistes l’occasion de mettre en lumière les réalisations positives qui s’enchaînent jour après jour à travers tout le continent.

Pour une vision équilibrée

Personne ne songerait à nier les défis considérables auxquels est exposée l’Afrique. Le changement climatique contribue à augmenter la fréquence et l’intensité des catastrophes; des maladies comme le sida, le paludisme et le choléra font chaque année des millions de victimes et des dizaines de millions d’individus luttent en permanence pour subvenir à leurs simples besoins alimentaires.

Tout cela est connu et réclame des réponses appropriées. Mais les meilleures réponses sont celles qui tirent parti des mécanismes d’adaptation existants et des stratégies déjà mises en oeuvre par des communautés du continent tout entier. La Fédération veut recueillir et mettre en avant des témoignages d’expériences positives, car c’est en elles que résident les germes d’un authentique développement.

Succès petits et grands

L’Afrique regorge d’exemples de réussites en la matière. Ainsi, les taux de mortalité liés à la rougeole ont chuté de 91 pour 100 pour l’ensemble du continent entre 2000 et 2006. En Zambie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état il y a quelques mois d’une baisse spectaculaire de 66 pour 100 et, au Mozambique, le gouvernement a annoncé un recul de 34 pour 100. A peu près à la même époque, le Malawi affichait un excédent de production agricole de 1,3 million de tonnes, un résultat remarquable pour un pays qui, il y a moins de cinq ans, était confronté à une insécurité alimentaire dramatique et généralisée.

Au demeurant, les succès n’ont pas besoin d’être aussi spectaculaires pour être significatifs. A travers tout le continent, on découvre chaque jour des exemples d’individus et de communautés qui déploient des trésors d’inventivité et d’énergie pour faire face à l’adversité et surmonter des situations extrêmement critiques.

Au début de l’année, alors que le Zimbabwe était en proie à la pire épidémie de choléra de l’Afrique en quinze ans, ce sont les professionnels et les auxiliaires de santé du pays qui ont mené le combat contre ce fléau. Le plus souvent sans être payés et sans s’accorder le moindre répit, ils ont réussi à contenir, puis à vaincre cette redoutable maladie infectieuse.

En Ethiopie, où des populations entières sont menacées par une famine qui pourrait bien rivaliser avec celles du milieu des années 1980, ce sont les volontaires locaux qui, sans aucune rétribution et loin des projecteurs, distribuent de la nourriture et s’efforcent avec les paysans d’identifier de nouvelles cultures et de nouvelles méthodes mieux adaptées aux conditions géo-climatiques.

Et, parallèlement aux efforts humanitaires et développementaux, l’Afrique recèle une multitude d’exemples d’innovations et de succès. Ces histoires aussi, nous voulons les entendre et les faire connaître.

Telles sont les ‘bonnes nouvelles de l’Afrique’ qui méritent d’être propagées: des expériences encourageantes réalisées dans un contexte qui pourrait sembler de prime abord sans espoir. En diffusant ces informations, en célébrant les indéniables réussites des communautés africaines, nous espérons contribuer à renverser la vision négative qui continue de prévaloir au sujet de ce continent. Nous croyons profondément à cette possibilité, parce que nous avons foi dans l’Afrique

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