Boko Haram : Abubakar Shekau tué par l’armée camerounaise ?

L’armée camerounaise a diffusé une photo du leader du groupe islamiste radical Boko Haram, Abubakar Shekau. Sur l’image, l’homme dont la tête a été mise à prix est mort.

Abubakar Shekau, est-il mort ? C’est la question que se pose le site internet Koaci, qui poursuit en s’interrogeant si cette mort est l’oeuvre de l’armée camerounaise ou nigériane ? A l’origine de ces questions, une curieuse photo du dirigeant de Boko Haram postée sur le réseau internet de l’armée camerounaise.

Mort d’un dirigeant très recherché…

Le site, qui précise que pour le moment ni l’armée camerounaise, encore moins l’armée nigériane, n’ont confirmé cette information, indique que la photo a été postée samedi. Koaci est allé plus loin en citant certaines sources, qui indiquent que Shekau aurait été tué au cours des combats avec des militaires vers Konduga dans le Nord-Est du Nigeria, zone frontalière avec le Cameroun.

A noter que ce n’est pas la première fois que la mort d’Abubakar Shekau est annoncée. Un regard dans le rétroviseur nous ramène en 2013, alors que les forces armées nigérianes annonçaient sa mort à grand fracas. En réponse, Abubakar Shekau n’avait pas trouvé mieux que de poster une vidéo de lui, alors qu’il promettait de frapper de plus belle sur le territoire nigérian.

Si réellement Abubakar Shekau est mort, ce serait une épine enlevée du pied fragile de l’armée nigériane qui peine à faire face aux assauts du groupe islamiste Boko Haram. Ce serait aussi un soulagement pour la communauté internationale qui avait mis sa tête à prix.

… Connu pour sa férocité

Abubakar Shekau, qui a pris la direction de Boko Haram depuis 2009, est connu pour sa férocité. Sous ses ordres, le groupe armé commet des attaques sanglantes, massacrant des villages entiers dans le nord du Nigeria qu’il veut transformer en une République islamique.

Boko Haram a fait répandre son nom dans le vaste monde lorsque le groupe a enlevé, en avril dernier, plus de 200 lycéennes, à Chibok, au Nigeria. A ce jour, aucune nouvelle de ces filles enlevées, et qui, peut-être, sont en train de servir d’esclaves sexuelles, ou sont vendues comme de vulgaires bêtes.

Ce week-end, les autorités nigérianes ont annoncé l’attaque par le groupe islamiste d’un marché où Boko Haram était venu se ravitailler. Une trentaine de morts sont à déplorer. Les assaillants ont emporté de l’argent et des vivres transportés dans des camions laissés par des commerçants en fuite.