Bodybuilding : Aly Diallo veut monter sur le toit du monde

Arrivé en France à l’âge de 12 ans, pour rejoindre son père, Aly Diallo, qui a continué ses études, est très vite tombé sous le charme du bodybuilding. Ingénieur dans le bâtiment, dans le génie civil et dans le génie thermique, il a été sacré champion de France open en décembre 2019. Qualifié pour le championnat du monde en 2021 à Miami aux États Unis, Aly Diallo (1m76 pour 88 kg), rêve de remporter le trophée.

Aly Diallo, qui est de nationalité malienne, a préféré la musculation aux autres sports que pratiquent ses frangins. Un sport atypique encore très méconnu d’une grande partie du continent africain. « Le bodybuilding, est plus un sport basé sur le physique. C’est un sport qui permet d’avoir confiance en soi. C’est un sport solitaire, contrairement au football ou au basket, qui sont des sports collectifs. Le bodybuilding est plus un sport basé sur soi-même, sur développent personnel et le but d’atteindre ses objectifs », a confié Aly Daillo.

« C’est un sport qui est plus pratiqué aux États-Unis, mais en Europe, ça commence à se développer. En Afrique dans quelques années, avec les Ghanéens qui commencent à le pratiquer abondamment, en plus des Nigérians. On voit aussi les Sud-Africains le pratiquer… Je suis sûr à 100% que dans quelques années, ça sera un sport parmi tant d’autres, comme le football ou basket. C’est tout ce que je souhaite pour l’Afrique de l’Ouest », poursuit-il.

C’est en décembre 2019 que le jeune Aly Diallo, s’est révélé au grand public de cette discipline de bodybuilding, en raflant tous les trophées au championnat de France, décrochant au passage une qualification à la Coupe du monde. « J’ai gagné dans ma catégorie de bodybuilding, qui est le classique physique. Le classique physique, on est plus jugé sur l’asymétrie, l’harmonie du physique, la masse musculaire et notre présence sur scène », détaille le champion.

« Une fois que j’ai gagné dans ma catégorie, je suis de moyenne taille et je fais 1m76, je me suis confronté dans une deuxième compétition, avec les gagnants des autres catégories. Le gagnant de la catégorie petite taille et celui de grande taille. J’ai encore gagné cette deuxième compétition. C’est ce qui m’a permis d’avoir la carte pro. Et c’est la carte pro, qui me permet de me qualifier pour le championnat du monde aux États-Unis », a indiqué Aly Diallo, tout fier.

« Actuellement, je devrai préparer le championnat du monde au mois de novembre à Las Vegas. Malheureusement cette compétition a été annulée, en raison de la situation actuelle dans le monde. Du coup, je pars sur une compétition au mois de juin 2021, qui sera à Miami. C’est également le championnat du monde. Je commence ma préparation au mois de janvier, pour ce championnat du monde de bodybuilding à Miami », rassure le ressortissant malien.

Toutefois, le champion franco-malien est conscient de l’importance de la phase de préparation. « Il faut savoir qu’une préparation de musculation, c’est plus basé sur l’alimentation. On doit faire attention à tout ce qu’on mange. On pèse complètement tout ce qu’on mange. On essaie de ne boire que de l’eau, pendant six mois quasiment et ne manger que des produits diététiques, qui sont bons pour la santé ».

Son nouveau défi est d’abord de décrocher son diplôme d’ingénieur dans deux mois et mieux préparer les championnats du monde. « Dans deux mois je serais ingénieur, je l’espère… Mon ambition est d’abord de décrocher mon diplôme d’ingénieur, dans un premier temps. Après, espérer gagner le championnat du monde, en représentant honorablement mon pays, dans un sport qui n’est pas encore très connu en Afrique de l’Ouest », a-t-il ajouté.