Bénin : Patrice Talon rappelle à l’ordre ses partisans

Le président de la République du Bénin, Patrice Talon

Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, est monté au créneau, pour essayer de mettre de l’ordre dans le rang de ses partisans, qui lui exigent un second mandat. Dans un communiqué publié ce samedi 29 août 2020, il a invité les mouvements politiques concernés à mettre fin à ce tumulte, contraire à la vision du chef de l’État.

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2021, des mouvements politiques naissent presque tous les jours et se réclament de la mouvance du parti au pouvoir. Ces derniers organisent des sorties médiatiques et réclament la candidature du Président Patrice Talon, qui est à la tête de la République du Bénin depuis le 6 avril 2016. Certains sont même allés loin en posant de grandes affiches à l’effigie du chef de l’Etat.

« La présidence de la République observe que, depuis quelque temps, divers mouvements se réclamant du chef de l’Etat, Monsieur Patrice Talon, organisent des manifestations de soutien à son action. À l’appui de ces manifestations, des affiches et posters à son effigie sont parfois apposés. La présidence de la République tient à rappeler aux uns et aux autres que ces pratiques ne sont conformes ni à la vision du chef de l’Etat, ni à son combat contre le culte de la personnalité dans notre pays. Aussi, ces mouvements sont-ils invités à bien vouloir s’abstenir de rééditer lesdites pratiques », peut-on lire dans le communiqué.

Selon Patrice Talon, sa candidature éventuelle pour la Présidentielle de 2021 dépendrait de trois facteurs. Selon le président de la République, ces facteurs sont autant personnels qu’exogènes. Pour se faire plus explicite, il affirme que sa candidature pour la Présidentielle de 2021 « dépend d’abord de sa disponibilité personnelle et de son état d’esprit ».

La deuxième condition émise par le chef de l’Etat pour être candidat pour l’élection Présidentielle de 2021 dépend de « l’environnement politique dans lequel nous sommes puisque, précise-t-il, les réformes qui sont en cours tendent à renforcer le rôle des partis politiques ». Le troisième facteur, a poursuivi le président de la République, « c’est la mise en œuvre de mon action actuelle ».