
Le Bénin a brillé par son absence lors du vote de la résolution historique de l’ONU qualifiant la traite transatlantique de crime contre l’humanité, le 25 mars 2026. Une abstention involontaire ? Cette non‑participation a suscité l’incompréhension, notamment chez les acteurs culturels et les diasporas afro‑descendantes, pour qui le pays tient une place symbolique centrale dans la mémoire de l’esclavage. Ériyomi Adéossi, promoteur du Festival International Couleurs d’Afrique, interpelle le gouvernement béninois sur ses responsabilités mémorielle
L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce jour‑là, la résolution A/80/L.48 déclarant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage comme le plus grave crime contre l’humanité. Un vote historique lors duquel le Bénin était attendu au premier rang, tant il s’est affirmé depuis 2024 comme une puissance mémorielle sur ces questions.
Pourtant, l’absence du Bénin à ce scrutin capital a surpris. D’autant que le pays figurait parmi les co‑sponsors de la résolution, comme l’a précisé le ministère des Affaires étrangères. Une clarification administrative jugée insuffisante par plusieurs voix.
Une question de constance
Parmi elles, Ériyomi Adéossi, consultant culturel et directeur du Festival International Couleurs d’Afrique, dénonce une incongruence entre l’engagement affiché et les actes concrets. Pour cet artisan du rapprochement entre le Bénin, les Caraïbes et les diasporas, il ne s’agit pas d’une querelle protocolaire : c’est une question de clarté diplomatique, de constance et de leadership sur des enjeux où aucune ambiguïté ne devrait être permise.
Au‑delà de la controverse, le communiqué appelle à transformer cet épisode en catalyseur d’action : soutenir les initiatives culturelles, renforcer le dialogue avec les afro‑descendants et affirmer le rôle du Bénin comme voix incontournable des combats pour la reconnaissance historique et la justice mémorielle.





