Belky Arizala, Top-modèle, femme de cœur et d’affaires afrocolombienne

La top-modèle et actrice colombienne Belky Arizala a posé pour les plus importants créateurs de mode du pays, elle gère une fondation pour enfants et vend des empanadas (tourtes, tartes).

Avec le dynamisme qui la caractérise, un jour, elle a décidé de réaliser ses rêves, autant sur la passerelle que dans sa vie personnelle, ce qui incluait la création d’une entreprise avec ses frères.

Cependant, elle sentait qu’elle devait faire quelque chose de plus pour mieux et davantage mettre en avant le talent des gens de sa race.

« Il est temps que l’on reconnaisse les afrodescendants. En Colombie, 40% de la population est afro, mais parmi eux, il y en a très peu qui se reconnaissent comme tel (seulement 6% du total des colombiens) », indique Arizala, qui partage son temps entre la mode, sa carrière d’actrice, le design et la recherche.

Pour consolider son objectif, la top modèle née à Cúcuta et d’ascendance de Tumaco a créé une ligne de T-shirt avec la phrase ‘Yo amo ser afro’ (J’aime être afro) et a organisé une série de conférences sur l’importance d’être noir. L’une d’elle se tient ce vendredi 21 mai à la Plazoleta de los Sabios de l’Université Santiago de Cali dans le cadre de l’événement ‘Meté la mano’, organisé par la capitale vallecaucana.

Une autre est prévue le samedi 22 mai au théâtre Libre de Chapinero de Bogotá dans le cadre de la Rencontre Locale de la Culture Afrobogotaine (‘Encuentro local de la cultura afrobogotana’) qui comprendra un concours de poésie, une exposition gastronomique et une exhibition de coiffures entre autres activités.

Elle est également intervenu dans le cadre d’un forum international sur l’afrodescendance à l’auditorium de Compensar.

« Il me semblait curieux que les jeunes perçoivent ma couleur de peau comme un facteur limitant, ils me demandaient comment j’avais créé une entreprise avec tant de succès tout en étant noire », rappelle la top modèle au sujet de l’une de ses présentations lors du forum sur l’afrodescendance.

« En ce qui concerne les T-shirt, je l’ai fait parce que aujourd’hui, les gens portent des vêtements avec un sens social, impulsé par les campagnes faites par les célébrités. C’est une sorte de campagne de santé publique « .

Pour chaque T-shirt vendu, un pourcentage sera reversé à la Fondation El alma no tiene color qu’Arizala a créé il y a six ans pour venir en aide aux enfants des populations vulnérables et pour développer des projets en faveur des femmes afrodescendantes.

« Des fois, je trouve que nous les afrocolombiens on ne se réunit que pour faire la fête, mais lorsqu’il s’agit de s’engager pour les droits, les choses ne marchent pas de la même manière. Je pense qu’il faut changer les mentalités dès les salles de classes », conclue-t-elle.