Barack Obama : l’investiture démocrate « à portée de main »

Barack Obama a conforté mardi sa position de futur candidat démocrate aux élections démocrates en remportant les primaires de l’Oregon. Soixante-quinze délégués le séparent désormais des 2026 nécessaires à son investiture en août prochain à Denver.

Barack Obama avait crié victoire mardi avant l’annonce des résultats des primaires de l’Oregon, 58% contre 42% pour sa rivale Hillary Clinton. Une attitude, sans triomphalisme néanmoins, qui est la sienne depuis quelques semaines. « Vous nous avez mis l’investiture démocrate pour la présidence des Etats-Unis à portée de main », a lancé mardi Barack Obama à ses partisans rassemblés à Des Moines, capitale de l’Iowa (nord). Barack Obama qui dispose désormais de 1951 [[dont 305 « super délégués »]] délégués, contre 1769 [[dont 278 « super délégués »]] pour Hillary Clinton, est assuré d’obtenir l’investiture démocrate en août prochain. La sénatrice de New York, qui s’est consolée avec sa victoire dans le Kentucky (65% contre 30%), ne pourra plus rattraper son retard lors des scrutins à venir à Porto Rico (le 1er juin), dans le Montana et le Dakota du Sud (le 3 juin), où sont en jeu 86 délégués.

Reste à convaincre les « super délégués »

« Ni le sénateur Obama ni moi n’avons les 2 210 délégués nécessaires pour obtenir la nomination », a néanmoins souligné Hillary Clinton à Louisville, mardi, en tenant compte des scrutins invalidés de la Floride et du Michigan. Un « chiffre magique », selon elle, désormais hors de portée, qui obligera les « super délégués « à faire un choix difficile » afin de désigner celui « qui est prêt à être le candidat, qui est prêt à battre McCain dans les Etats-clefs ». Consciente de ses atouts, celui notamment de pouvoir rassembler un électorat populaire où Barack Obama ne fait pas l’unanimité, Hillary Clinton se veut incontournable dans le camp démocrate jusqu’à la fin des primaires, voire au-delà.

Barack Obama a, lui, assuré ses partisans dans l’Iowa, l’Etat qui lui a offert sa première victoire le 3 janvier, qu’il détenait la majorité absolue des délégués. Il lui reste à conquérir la faveur de certains des 213 « super délégués » toujours indécis, ces délégués non élus libres du choix de leur candidat. Ils feront de Barack Obama (ou pas), le 4 novembre prochain, l’adversaire du candidat républicain John McCain aux présidentielles.
Le sénateur de l’Illinois a également rendu hommage à sa rivale en des termes élogieux si l’on s’en tient à sa propre réthorique. Hillary Rodham Clinton aurait « fait voler en éclats des mythes, brisé des barrières et changé l’Amérique » où vivront leurs enfants. Le changement, thème majeur du candidat Barack Obama, sera la carte maîtresse qu’il opposera, après Hillary Clinton, à John McCain. Un affrontement que Barack Obama perçoit comme celui « du passé contre l’avenir ».