Bamako rejette le soutien de Barkhane à la force de l’ONU au Mali


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Le Colonel Assimi Goïta
Assimi Goïta, président de la Transition du Mali

Après avoir quitté la base de Ménaka, hier lundi, la force française Barkhane a proposé son soutien aérien aux Casques bleus de l’ONU qui ont alerté sur une menace dans la région. Proposition d’appui aérien par l’armée française rejetée par Bamako.

La force française Barkhane a quitté sa Base opérationnelle avancée de Ménaka, située dans le Nord du Mali. Avant-dernière étape du retrait définitif du Mali des militaires français. L’ONU, par la voix du chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, s’exprimant devant le Conseil de sécurité, a déclaré avoir constaté une détérioration de la situation sécuritaire dans la zone dite des trois frontières, menaçant les régions de Gao et de Ménaka.

Avec quelque 600 Casques bleus disponibles dans la région où l’armée malienne est peu présente, la capacité de la Minusma à organiser la riposte est très limitée, relève les Nations Unies qui doivent discuter du renouvellement de sa force multidimensionnelle dont le mandat arrive à terme en fin juin. C’est dans ce contexte que la France, à travers son Ambassadeur à l’ONU, Nicolas de Rivière, a proposé son soutien aérien à la force de l’ONU au Mali, de l’extérieur. Ce que Bamako rejette.

« La Mali s’oppose fermement à tout soutien aérien que Barkhane pourrait apporter à la Minusma sur son territoire», a indiqué Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères. «Après le retrait unilatéral de la France et la dénonciation des accords de défense par Bamako, il n’y a ni cadre politique, ni base juridique pour une telle intervention», a poursuivi le chef de la diplomatie malienne, rassurant que «le Mali va contribuer à la sécurité des Casques bleus sur place».

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Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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