Audition de Brahim Ghali par la justice espagnole, un fake news ?


Lecture 2 min.
Brahim Ghali
Brahim Ghali

Le chef du Polisario, Brahim Ghali, devrait être bientôt auditionné par la justice espagnole, a confirmé, hier lundi, un média sahraoui hispanophone. La date de ce mercredi 5 mai 2021 a même été avancée par le média sahraoui, pour auditionner le chef du Front  Polisario.

La justice espagnole a-t-elle finalement cédé au chantage et à la pression du Royaume du Maroc ? C’est la question que se pose le média hispanophone proche du Polisario, s’appuyant sur la dépêche de l’agence EFE. Toutefois, la publication proche du Polisario considère que le mandat lancé par le juge d’instruction Santiago Pedraz Gómez du tribunal n°5 de l’Audience nationale à Madrid constitue une « attaque directe à la démocratie et à la séparation des pouvoirs en Espagne ».

Le journal a révélé que cette décision est la conséquence de la colère exprimée officiellement par Rabat suite à l’hospitalisation du chef du Polisario, Brahim Ghali, dans un hôpital de Logroño, rappelant notamment la convocation de l’ambassadeur espagnol et le communiqué du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, le 26 avril dernier.

Toutefois, certains médias proches du Front remettent en cause l’information concernant l’audition de Brahim Ghali, la qualifiant de « fake news ». Cette confirmation par cette publication hispanophone en ligne intervient le même jour de la diffusion d’un communiqué de l’agence de presse du Polisario annonçant une amélioration de l’état de santé de Brahim Ghali.

Pourtant, comme l’a indiqué Jeune Afrique a révélé, le 22 avril dernier, que l’évacuation du chef du Polisario en Espagne a fait l’objet de négociations au sommet de l’Etat algérien, soulignant que Pedro Sanchez aurait garanti au président Abdelmadjid Tebboune que Brahim Ghali ne serait pas inquiété par la justice espagnole durant toute la période de son hospitalisation.

À rappeler que, après le gouvernement marocain et un témoignage de viol d’une Sahraouie du nom de Khadijatou Mahdmoud, plusieurs victimes des atrocités commises par le Front Polisario ont manifesté devant l’hôpital San Pedro de Logroño, samedi dernier. Ils ont montré leur indignation et leur colère face à l’attitude du gouvernement espagnol d’autoriser l’accès à son territoire d’un recherché par la justice pour des « crimes de génocide et de terrorisme ».

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News