Au Burundi, les attaques à la grenade se multiplient

Au Burundi, les explosions de grenade se multiplient, alors que l’opinion attend impatiemment la fin de ces incidents, qui rappellent les années du règne de feu Pierre Nkurunziza. En l’espace de deux semaines, la partie Nord du pays a enregistré deux explosions de grenade, causant de graves blessés en plus de plusieurs pertes en vies humaines.

Deux explosions de grenade ont été enregistrées en l’espace de deux semaines, dans la partie Nord du Burundi. La dernière en date est celle qui a eu lieu dans la soirée de ce 21 septembre, dans une buvette située, dans la commune de Busoni. Au moins cinq civils grièvement blessés, tel est le bilan de cette attaque, a-t-on appris des sources sur place.

Selon nos sources, « cinq civils ont été grièvement blessés après l’explosion d’une grenade dans une buvette du centre de Nyagisozi, commune de Busoni, dans le Nord du Burundi. Ces blessés ont été évacués dans une structure sanitaire de la place ». Elles ajoutent que quatre personnes soupçonnées d’être derrière l’attaque ont été interpellées dans le cadre d’une enquête.

Cette attaque à la grenade, dont le mobile n’est pas encore connu s’ajoute à celle du 24 août dernier, perpétrée dans la commune de de Kayogoro, dans la partie Sud du Burundi. Sans compter celle qui a causé la mort de trois enfants et huit blessés graves, à Gahele, dans la périphérie nord de la capitale, Bujumbura, le 12 août dernier.

Après la réélection controversée de feu Pierre Nkurunziza en 2015, les attaques à la grenade étaient devenues récurrentes sur l’ensemble du territoire burundais. Ces attaques, qui se poursuivent après le changement de régime, ne sont jamais revendiquées. Toutefois, le pouvoir et les différents groupes armés se rejettent les responsabilités. En 2018, la Commission d’enquête des Nations Unies (ONU) au Burundi a exhorté le régime de l’époque à mettre fin à ces attaques à la grenade.