Attentat en Tunisie : 12 personnes arrêtées, deux autres recherchées

Soupçonnées d’être liées à l’attentat de Sousse en Tunisie, au moins douze personnes ont été arrêtées par les autorités tunisiennes, qui recherchent deux autres suspects.

Les autorités tunisiennes sont toujours à la traque des personnes liées à l’attentat de Sousse. Elles ont interpellé douze personnes qu’elles soupçonnent d’être impliquées dans cette attaque de l’hôtel de Sousse, qui a fait 39 morts, en majorité des touristes britanniques. Deux autres suspects sont toujours recherchés. Ils sont soupçonnés de s’être entraînés en Libye avec les auteurs des attaques du Bardo et de Sousse, a annoncé le gouvernement, ce jeudi 2 juillet 2015 au matin.

La tuerie de Sousse a été menée par un jeune étudiant tunisien, âgé de 23 ans. Muni d’une kalachnikov, qu’il avait dissimulée dans un parasol, il a commencé à tirer au hasard sur tous les touristes qui se trouvaient sur la plage près de l’hôtel. Selon les enquêteurs, le jeune homme se trouvait en Libye en même temps que les deux auteurs de l’attentat perpétré contre le musée du Bardo, qui a fait 22 morts, en majorité des touristes occidentaux, le 18 mars dernier. Les deux attentats, du Bardo et de Sousse, ont été revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

D’après Lazhar Akremi, ministre des Relations avec le Parlement, « il s’agit d’un groupe qui s’est entraîné en Libye et qui avait le même objectif. Deux ont attaqué le Bardo, un a attaqué Sousse », soulignant que « la police en pourchasse deux autres ». L’attentat de Sousse met de nouveau à mal le secteur du tourisme en Tunisie. L’économie du pays, très fragile, pourrait bien s’effondrer si la situation n’est pas redressée au plus vite. Cette phrase laconique du ministre du tourisme qui s’exprimait après la tuerie parle d’elle même : « Si le tourisme s’effondre, c’est toute l’économie qui s’effondre ».

Des craintes plus qu’avérées puisque des centaines de touristes occidentaux qui faisaient vivre le secteur touristique ont déjà quitté le pays par crainte de nouveaux attentats.

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