Attaque du Radisson à Bamako : deuil national de trois jours en hommage aux victimes

Suite à l’attaque de l’hôtel Radisson dans la capitale malienne Bamako, le gouvernement a annoncé un deuil national de trois jours et la mise en place de l’état d’urgence.

C’est avec le cœur lourd que se réveillent, ce samedi matin, les habitants de Bamako. L’attaque de vendredi perpétrée contre l’hôtel Radisson, dans la capitale malienne, qui a fait 21 morts, a créé une véritable onde de choc dans le pays. Face à la situation, le gouvernement malien a annoncé un deuil national de trois jours et l’état d’urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit.

L’attaque qui a débuté vers 7h00 du matin (heure locale) après que des individus armés aient pénétré au sein de l’hôtel, considéré comme le plus huppé de la capitale, a pu être arrêtée suite à un assaut des forces spéciales maliennes, françaises et américaines. En tout, 170 personnes avaient été pris en otages avant l’assaut. Certains otages ont pu se libérer d’eux mêmes mais d’autres ont été tués par les assaillants avant que n’interviennent les forces spéciales pour les libérer.

Le groupe armé de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune a revendiqué l’attentat, dans un document sonore que s’est procuré un média mauritanien. Ce n’est pas la première fois que le groupe terroriste revendique un attentat au Mali. Il avait également affirmé être à l’origine de l’attaque de Sévaré.

De son côté, le Président malien Ibrahim Boubacar Keita a annoncé, ce samedi matin, à la télévision publique, que l’attaque a fait 21 morts, dont deux assaillants, et sept blessés. Ce nouvel attentat confirme bien que la situation sécuritaire au Mali est toujours chaotique. Les groupes armés qui n’ont pas réellement quitté le pays malgré l’intervention de l’armée française, en 2012, sont toujours présents sur le territoire malien et n’épargnent pas la capitale qui, en l’espace de neuf mois, a été victime de trois attentats meurtriers.