Après avoir voté en nombre, les Sierra-Léonais attendent les résultats des élections

Les violences tant redoutées par les Sierra-Léonais n’ont pas eu lieu samedi, journée de législatives et présidentielles dans le petit pays d’Afrique de l’ouest qui se remet d’une guerre civile de dix ans. La communauté internationale croise les doigts pour que l’annonce des résultats se fasse dans les mêmes conditions.

Avec Panapress,

Les Sierra- Léonais sont dans l’attente des résultats provisoires des élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées samedi dans une atmosphère relativement pacifique. C’est la première fois depuis la fin de la guerre civile, en 2001, que les autorités nationales organisent seules des élections, cinq ans après celles organisées par l’ONU.

Les Sierra-Léonais devaient choisir parmi sept candidats le successeur du président sortant, Ahmad Tejan Kabbah, arrivé au pouvoir en 1996 et qui ne pouvait se représenter après deux mandats. Parmi les favoris : le vice-président sortant Solomon Berewa, du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, au pouvoir) et Ernest Koroma, chef du Congrès de tout le peuple (APC, principal parti d’opposition). Ils devaient également samedi élire pour cinq ans 112 des 124 députés du Parlement monocaméral parmi 566 candidats, au scrutin majoritaire à un tour.

Pas d’incident majeur

De nombreux Etats et organismes de la communauté internationale, parmi lesquels la Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest), inquiets par les affrontements politiques qui ont perturbé le début de la campagne électorale, avaient mis en garde les partis en présence contre toute violence et tentative d’envenimer l’annonce des résultats.

Dans l’ensemble du territoire, les opérations de vote se sont déroulées « sans incident majeur », selon Marie-Annie Isler Béguin, chef de la mission des observateurs de l’Union européenne, qui fait partie des quelque 350 agents internationaux déployés sur place, parmi lesquels 17 observateurs de l’Union africaine. « Mais ce n’est pas seulement le jour de l’élection qui est important, c’est aussi la manière dont les partis politiques accueillent les résultat », a-t-elle ajouté.

Le comptage des bulletins de vote se fait de manière publique dans les 6 000 bureaux de vote éparpillés dans le pays. Plus de la moitié des cinq millions d’habitants du pays s’était inscrit sur les listes électorales.