Appel à la solidarité avec les amazighs de Libye

L’association Tamazgha dénonce l’arrestation mi-décembre en Libye de deux militants de la cause amazighe (Berbère). Amesty International a fait part de son inquiétude quant au sort de cette population en Libye, faisant état de deux arrestations de citoyens marocains. Un rassemblement est prévu au Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro à Paris ce dimanche.

Dans la communauté amazighe, c’est l’inquiétude. Selon l’association Tamazgha, Mazigh et Madghis Bouzakhar, deux frères et militants de la cause berbère, auraient été enlevés dans la nuit du 16 au 17 décembre à leur domicile à Tripoli en Libye, par des éléments des services de sécurité libyenne. Deux jours plus tard, la police aurait investi à nouveau leur domicile pour confisquer tous les ouvrages et documentation qui s’y trouvaient. Les autorités libyennes les accuseraient d’espionnage, un crime passible de la peine de mort en Libye.

Dans un communiqué parvenu vendredi à Afrik.com, l’association s’est érigée contre ce qu’elle qualifie d’«acte arbitraire» et a exigé « la libération de Mazigh et Madghis Bouzakhar ». « Après un apaisement de quelques années, la politique d’éradication de l’amazighité semble de nouveau prioritaire pour le régime libyen », déplore Tamazgha, faisant état de « méthodes d’un autre âge ».

Amnesty International a aussi fait état de l’arrestation, toujours en Libye, de deux chercheurs de l’Institut royal de la culture amazighe au Maroc. Dans un communiqué publié le 6 janvier, l’organisation a appelé « les autorités libyennes à clarifier sans délai le statut juridique et de la localisation » de ces quatre hommes. Amnesty a indiqué s’inquiéter que ces quatre prisonniers soient détenu en raison de leur intérêt pour la cette culture, «ce qui ferait d’eux des prisonniers de conscience.»

Un rassemblement est prévu au Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro à Paris le dimanche 23 janvier à 14h, à l’appel de plusieurs associations de soutien à la cause amazighe.