Alpha Condé plébiscite le « Plan Afrique » de François Hollande

Alpha Condé plébiscite le « Plan Afrique » de François Hollande. Le Président guinéen a dévoilé son soutien au président de la République française, mardi au cours d’une conférence de presse tenue à Paris.

L’élection de François Hollande a fait des heureux. « J’ai dit au président Hollande que depuis qu’il est élu, je dors tranquillement », a déclaré mardi Alpha Condé. Le président de la Guinée a rencontré, lundi, le chef de l’Etat français pour discuter du nouveau « Plan Afrique » que la France prévoit de mettre place pour relancer la coopération avec l’Afrique.

Désormais, les dossiers africains ne seront plus traités par la « cellule Afrique », qui sera démantelée, mais par le ministère des Affaires étrangères. L’idée c’est de relancer la coopération entre la France et l’Afrique. Pour ce faire, François Hollande plaide, d’une part pour la bonne gouvernance des partenaires africains sans « ingérence mais une exigence », et de l’autre pour un pacte de croissance et de stabilité. Une nouvelle donne qui enchante Alpha Condé qui vante les mérites du nouveau Président français.

Condé préfère Hollande

Le Président guinéen jette son dévolu sur le locataire de l’Élysée : « Vous (journalistes, ndlr) dites tous qu’il ne connait pas l’Afrique. Vous vous trompez », souligne-t-il. « Il a déjà rencontré plusieurs chefs d’Etat africains. Après son discours de Rio, ces derniers sont tous convaincus qu’il incarnera une nouvelle France. », ajoute-il.

Le « Plan Afrique », proposé lundi par François Hollande, fait les délices d’Alpha Condé. « Je suis très content qu’on ait supprimé le ministère de la coopération car nous sommes dans le contexte de la mondialisation », s’exclame-t-il. « L’Afrique est une chance pour la France, je suis contre l’aide budgétaire, je plaide pour une coopération entre États souverains et un partenariat gagnant-gagnant », renchérit-il.

A entendre Alpha Condé, François Hollande serait meilleur que Nicolas Sarkozy. Pour expliquer sa préférence, il évoque la crise en Libye. Alors que l’ancien président de la République française avait opté pour une intervention militaire sans prévoir un plan de reconstruction du pays, son successeur, lui, l’avait anticipé. « J’avais dit à Sarkozy que j’étais contre l’intervention étrangère en Afrique. Nous avons les clés pour résoudre nos problèmes », confie à la presse le Président guinéen. « Maintenant en Libye, c’est une pagaille ponctuée par la prolifération des armes », conclue-t-il.

Alpha Condé, qui se rendra samedi à Ouagadougou au mini-sommet organisé par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), « pour évaluer la transition malienne (par un) gouvernement d’union nationale », a demandé au gouvernement français d’œuvrer pour l’adoption d’une résolution de l’ONU en faveur d’une intervention militaire dans le Nord-Mali.

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