Algérie, Un autre Khaled Drareni jeté en prison : Tebboune décidé à casser du journaliste

Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

Après Khaled Drareni, le journaliste algérien Abdelkrim Zeghileche a été condamné, à deux ans de prison ferme, pour « atteinte à l’unité nationale » et « outrage au chef de l’Etat ».

La sentence est tombée ce lundi 24 août 2020. Le journaliste algérien Abdelkrim Zeghileche a été condamné, à deux ans de prison ferme, pour « atteinte à l’unité nationale » et « outrage au chef de l’Etat ». C’est ce qu’a indiqué un de ses avocats, Me Djamel Aissiouane. Le procureur du tribunal de Constantine avait requis trois ans de prison ferme à l’encontre de son client.

La justice algérienne reproche à Abdelkrim Zeghileche, en détention depuis le 24 juin dernier, des publications sur Facebook appelant à la création d’un nouveau parti politique. Ce qui lui vaut une accusation d’atteinte à l’unité nationale, comme cela a été le cas du journaliste Khaled Drareni, lui aussi poursuivi pour quasiment les mêmes motifs.

« Abdelkrim Zeghileche a été condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars. Le dossier est vide. Nous allons faire appel », a indiqué son avocat, déplorant : « maintenant, tous les opposants algériens, dès qu’ils parlent, on leur colle “atteinte à l’unité nationale” pour les incarcérer », a déploré l’avocat, Me Djamel Aissiouane, indique l’AFP.

Ce procès de M. Zeghileche, directeur de Radio-Sarbacane, une radio indépendante en ligne, rappelle celui du journaliste Khaled Drareni de Reporters Sans frontières et France 24, qui, le 10 août dernier, a été condamné à trois ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ».

Cette nouvelle condamnation de journaliste prouve à suffisance que le nouveau pouvoir du Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est parti pour museler la presse de son pays. En cassant du journaliste. Indignés face à cet acharnement contre la presse, les Algériens de la diaspora ont marché jusqu’à Genève pour se faire entendre.

Pour l’heure, ce qui intrigue, c’est le silence de la communauté internationale sur ces violations qui sont en train de se dérouler au vu et au su de tous.