Algérie : scission au Front des forces socialistes

L’ancien premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, démissionnaire, l’été dernier, avec une soixantaine de cadres dont des élus locaux et des membres de la direction nationale, s’apprête à lancer sa propre formation politique le 1er novembre.

(De notre correspondant)

Le Front des forces socialistes (FFS) est rattrapé par une crise latente : son ancien secrétaire national Karim Tabbou, lancera le 1er novembre son propre parti politique dont il s’abstient de révéler le nom pour le moment. Ce nouveau parti pourrait selon lui, être présent dans 33 wilayas du pays.

Karim Tabbou avait démissionné du plus vieux parti d’opposition l’été dernier en compagnie d’une soixantaine de cadres dont des élus locaux et des membres de la direction nationale. Lors de la dernière réunion de coordination, organisée le 14 septembre, et qui a regroupé une cinquantaine de cadres, Karim Tabbou a rappelé le long dévouement au parti duquel il est démissionnaire pour « réhabiliter et restaurer l’ordre éthique, moral et intellectuel ». Tabbou a usé d’un ton ferme pour dénoncer le gauchissement du Front des forces socialistes en avançant que : « Les déviations par lesquelles l’équipe dirigeante actuelle veut soumettre le parti à la logique totalitaire du pouvoir. »

Les critiques énoncées contre le FFS notamment quant à sa participation aux dernières élections législatives « pour la stabilité politique du pays » sont pleinement assumées par la nouvelle direction du parti qui maintient que « le changement par la voie pacifique et démocratique est le cheval de bataille. » Non sans chercher à rassurer les militants quant à la « bonne santé » du Front.

Pour la nouvelle formation de Tabbou, les prochaines élections locales APW et APC constituent un vrai test politique qu’il ne faut pas rater. Démarrant d’un principe de refus d’être otage « des luttes d’appareils et de clans », celui qui a été à la tête du secrétariat national du parti du FFS milite en faveur de plus d’action politique. « Nous faisons de l’impératif démocratique et républicain, un credo avec tout ce qu’il y a à accomplir pour le changement pacifique et radical. »

Pour lui, la dernière participation du FFS n’a pas réussi à faire changer le pouvoir dans ses « habitudes mafieuses et scabreuses, encore moins rétablir la confiance du peuple vis-vis des institutions ».

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