Algérie : quand Bouteflika demande à la presse de transmettre « la vérité »

Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a appelé la presse nationale à transmettre « la vérité, rien que la vérité ».

En Algérie, le Président Abdelaziz Bouteflika a appelé, ce vendredi 21 octobre 2016, la presse nationale à transmettre « la vérité, rien que la vérité ». Selon TSA, le chef de l’Etat a appelé les journalistes à défendre les intérêts de l’Algérie et non le pouvoir ou un courant politique quel qu’il soit, exhortant la presse « à ne jamais perdre de vue l’Algérie en tant que patrie, Etat et peuple. L’Algérie et ses intérêts, non pas le pouvoir ni un courant politique quel qu’il soit ».

« L’Algérie est confrontée aujourd’hui à plusieurs défis, tant pour la préservation de sa sécurité et sa stabilité dans un environnement marqué par les tensions que pour le parachèvement de son processus rénové sur la voie de la construction et de l’édification économique, sociale, culturelle et politique », a insisté le Président algérien a insisté dans un message publié via l’agence officielle APS. Pour le Président Bouteflika, « face à tous ces défis, un acteur influent dans le façonnage de l’opinion publique et la mobilisation des énergies et des volontés ».

« Partant de ce principe et de ces règles et limites, vous me trouverez toujours à vos côtés, défenseur de vos droits et œuvrant à la promotion de votre profession», a indiqué le chef de l’Etat algérien, exhortant « la corporation de la presse écrite et les autorités publiques concernées à œuvrer ensemble pour accélérer la mise en place de l’Autorité de régulation de la presse écrite, stipulée par la loi ». Le dirigeant algérien a rappelé que « l’Algérie s’est dotée d’une législation dont nous pouvons nous enorgueillir en ce sens qu’elle a permis à notre pays d’occuper une place importante en terme de reconnaissance et de consécration de la liberté de la presse».

Le Chef de l’État a émis le vœu que cet organe soit lui aussi « un espace pour établir davantage de compréhension entre le pouvoir et la presse écrite et aider la presse algérienne à améliorer sa performance, non seulement en termes de liberté d’opinion, de diversité d’idées et de convictions mais également pour la consécration de la certitude que nous sommes, aussi différentes que soient nos obédiences, un peuple uni et unique et que nous n’avons d’autre patrie que l’Algérie ».