Algérie : quand Abdelmadjid attaque la France au nom de… Tebboune

Abdelmadjid Tebboune

En Algérie, un conseiller auprès du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, s’en est violemment pris à la France. Que reproche le Gouvernement de Tebboune à l’Hexagone ?

C’est Abdelmadjid Chikhi, conseiller auprès de la présidence de la République d’Algérie, qui accuse la France de vouloir livrer un combat acharné contre les composantes de l’identité algérienne. Alors qu’il était l’invité à la Chaîne I de la radio nationale, a indiqué ObservAlgerie, Abdelmadjid Chikhi pointe du doigt la France qu’il dit combattre la langue arabe, l’islam et les coutumes et traditions ancestrales.

Selon le chargé des archives et de la mémoire nationale algérienne, par ailleurs conseiller du chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Chikhi est d’avis que la France a déjà lutté contre ces composantes du temps de la colonisation et elle continue à le faire aujourd’hui encore. Le journal indique que le conseiller de la Présidence a aussi pointé du doigt les historiens algériens laïcs, qui auraient occulté, dans leur démarche et leurs différents récits et compte-rendu, l’histoire les éléments qui constituent l’identité algérienne.

Déplorant l’absence d’une approche algérienne dans la transcription de l’histoire, Abdelmadjid Chikhi, qui insiste que « nous savons tous que ces composantes ont permis au peuple algérien la sauvegarde de sa personnalité », accuse que ceux qui ont retranscrit l’histoire de l’Algérie dans la langue française ont adopté l’approche du colonisateur. Soulignant que cette méthodologie exclut les « composantes essentielles de la personnalité algérienne ».

Plaidant pour la création d’une approche algérienne pour corriger les impairs, Abdelmadjid Chikhi, qui estime que la transcription de l’histoire d’Algérie n’a pas été faite correctement, invite les universitaires et les historiens à prendre leurs responsabilités dans la transcription de l’histoire d’Algérie. Il a en outre accusé la France de manquer de volonté politique pour mener à bien les négociations visant à récupérer les archives algériennes détenues par l’Hexagone.