Algérie : pourquoi Bouteflika ne se soigne plus au Val-de-Grâce

Le Président algérien Abdelaziz Bouteflika ne se soigne plus à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, depuis quasiment un an. Désormais, le dirigeant suit ses traitements à la clinique d’Alembert de Grenoble. Et pourquoi donc ?

Le chef de l’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, 78 ans, est actuellement hospitalisé à la clinique d’Alembert de Grenoble, a annoncé Le Dauphiné Libéré, qui évoque des sources concordantes. Le dirigeant est entré au groupe hospitalier mutualiste de Grenoble (est), où il avait déjà effectué un court séjour en novembre 2014.

Jusqu’à ce vendredi matin, Abdelaziz Bouteflika se trouve toujours dans cette clinique iséroise. Le dispositif de sécurité instauré, hier jeudi, vers 16 heures, par les forces de l’ordre est d’ailleurs toujours en place. Le chef de l’Etat algérien devrait rester hospitalisé à Grenoble jusqu’à ce vendredi soir, voire samedi matin, ont indiqué des sources concordantes. Il doit subir une série d’examens.

Toutefois, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi Bouteflika, qui se faisait suivre jadis à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, où il avait d’ailleurs passé 88 longs jours, en 2013, a préféré se faire désormais traiter au groupe hospitalier mutualiste de Grenoble. Surtout que le 14 novembre 2014, le Président algérien était déjà venu se faire soigner à la clinique d’Alembert, dans le même service de cardiologie.

Pourtant, rien de grave, Le dirigeant n’a fait que suivre son cardiologue, le docteur Jacques Monségu, qui le suit depuis une dizaine d’années. Jacques Monségu, qui officiait auparavant à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, travaille, depuis 2014, au Groupe hospitalier mutualiste.

Dans l’après-midi de jeudi, un court de la présidence de la République algérienne avait annoncé que le Président Bouteflika « avait quitté le pays, ce jour, pour une courte visite privée en France, durant laquelle il effectuera ses contrôles médicaux périodiques, sous la direction de ses médecins traitants ».