Algérie, Mohammed VI accusé « d’anesthésier le peuple marocain »

Le roi du Maroc, Mohammed VI
Le roi du Maroc, Mohammed VI

Le roi du Maroc, Mohammed VI, est accusé d’avoir « transformé le territoire marocain en grande plateforme de lancement de toutes les formes de dénigrement et de discrédit, aussi bien vis-à-vis du peuple que de l’Etat algérien » et « d’anesthésier le peuple marocain ». Un gros pavé ainsi jeté dans le jardin royal. Par qui ? 

« Occultant sciemment son échec intérieur, le Maroc s’est créé un ennemi contre lequel il manifeste, de plus en plus, sa belligérance. Il n’a de cesse de bafouer toutes les règles de bon voisinage. Le Makhzen a transformé le territoire marocain en grande plateforme de lancement de toutes les formes de dénigrement et de discrédit, aussi bien vis-à-vis du peuple que de l’Etat algérien », relève le journal algérien L’Expression.

Justifiant la position royale vis-à-vis de l’Algérie, le média souligne que « dans sa sale besogne, le Makhzen tente vainement d’anesthésier le peuple marocain pour lui faire avaler son échec diplomatique qu’il continue à essuyer. Il s’emploie à détourner l’attention de son peuple en lui désignant un « ennemi » alors que celui-ci a, à plus d’un titre, tendu la perche au Maroc pour le sauver de la déchéance ».

Comme preuve, le journal brandit que « plusieurs milliers de jeunes marginalisés au Maroc trouvent refuge dans les villes algériennes qui leur ouvrent grandes les portes en leur offrant de réelles possibilités de travail dans tous les chantiers, notamment dans le bâtiment, alors qu’ils sont oppressés dans leur pays par la police du Makhzen ».

« En réalité, le pouvoir marocain est aux abois et fait réellement l’objet de réprimandes manifestes et d’acerbes critiques aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Maroc. La désapprobation populaire grandit de jour en jour. Le peuple marocain fait face à une crise sociale et économique sans précédent. La pauvreté a, de l’avis des spécialistes, franchi tous les seuils. Les voyants sont au rouge ».

Pour justifier cette posture du Maroc, le journal convoque une « conjoncture difficile, liée à la pandémie et à une sévère sécheresse qui sévit depuis 2 ans… La campagne céréalière nationale a plongé à 32 millions de quintaux contre 70 Mq pour une bonne saison agricole. Aujourd’hui, les agriculteurs sont obligés de travailler comme journaliers agricoles au sein des exploitations, en échange de quatre sacs de blé de 50 kg ». Des faits somme toute, qui feraient que le roi tenterait de noyer le poisson.

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