Algérie : le syndicat de l’administration publique revient à la charge

La rentrée sociale en Algérie a, visiblement, mal démarré. La grève de huit jours prévue dans les communes dès la semaine prochaine risque de chambouler le service public et renseigne sur le malaise qui prévaut encore au sein de l’administration publique.

(De notre correspondant)

Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) monte, à nouveau, au créneau et expose les revendications des travailleurs, et en premier lieu desquelles, une revalorisation des salaires. « Ce n’est pas la première fois que nous exprimons notre mécontentement quant aux conditions socio-professionnelles dans lesquelles nous évoluons. Nous avons à plusieurs reprises observé des mouvements de grève et sans résultat aucun, ce qui conduit notre syndicat à durcir le ton pour faire valoir nos droits », note un gréviste anonyme.

Les travailleurs des communes qui comptent entamer une grève à partir du 25 septembre, militent pour le respect des droits syndicaux, le droit de grève et l’intégration définitive des contractuels et des vacataires dans le circuit professionnel. Ils demandent également l’augmentation de la pension des femmes au foyer à 8 000 dinar algériens (moins de 78 euros) ainsi que de la pension familiale à 2 000 dinars algériens (moins de 20 euros). La révision du statut particulier, du régime indemnitaire de même que le maintien du régime de retraite s’ajoutent à la liste des revendications alors que le contexte est loin d’être sans impact sur les usagers des services de l’Etat.

Ce moment de débrayage qui intervient en pleine période de rentrée sociale et scolaire est jugé « opportun » par les travailleurs des assemblées populaires communales (APC) pour pouvoir aboutir à la régularisation de leur situation socio-professionnelle. Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique ne compte pas en rester là et appelle à un rassemblement national devant le Palais du gouvernement pour amener les pouvoirs publics à se pencher « sérieusement » sur leur cas.

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