Algérie : face à la crise, Tebboune écarte un recours au FMI et à la Banque mondiale

Le nouveau Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

En dépit de la crise sanitaire qui sévit dans le monde, l’Algérie dit écarter toute idée de contracter des prêts auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

« L’endettement porte atteinte à la souveraineté nationale », a estimé le Président algérien Abdelmadjid Tebboune, ce vendredi 1er mais 2020. Le dirigeant algérien, en dépit de la crise financière qui menace l’Algérie, du fait notamment de l’affaiblissement des cours mondiaux du pétrole, exclut toute idée de recourir aux organismes financiers internationaux.

Cette chute des prix du pétrole est consécutive au coup de massue porté à l’économie du fait notamment de la pandémie de Covid-19. L’Algérie, qui de trouve très dépendante de la rente pétrolière, (90% de ses recettes extérieures), a vu ses réserves de change dégringoler. Mais pour le Président Tebboune, l’option est claire : il préfère « emprunter auprès des citoyens plutôt qu’auprès du FMI ou de la Banque mondiale (BM) ».

Cette intervention du chef de l’Etat algérien intervient au moment où les prévisions du FMI indiquant que l’Algérie, du fait de la chute des cours du pétrole et de la pandémie de Coronavirus, devrait connaître une récession en 2020. Sans compter un déficit budgétaire des plus élevés de la région. Mais l’Algérie a préféré décliner l’offre de pays voisins pour sortir la tête de l’eau. Du moins pour le moment.

Pour Tebboune l’argent du circuit informel, qui représente entre 6 000 milliards de dinars et 10 000 milliards de dinars, pourrait aider l’Algérie à souffler face à la crise. Le chef de l’Etat algérien, faisant un clin d’œil aux futurs financiers algériens, donnent des garanties que les propriétaires de fonds bénéficieraient de toutes les garanties et les facilitations pour apporter leur pièce à l’édifice : l’économie nationale.

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