Algérie : dialogue de sourds

En Algérie, c’est un véritable dialogue de sourds qui s’installe avec notamment les populations algériennes et les forces armées de ce pays d’Afrique du Nord qui, visiblement, ne parlent pas le même langage. Les détails.

C’est ce vendredi 7 juin 2019 que  l’armée algérienne a effectué une sortie pour se prononcer sur l’organisation d’une élection présidentielle. Selon RFI, les éléments du général Ahmed Gaïd Salah ont opté pour l’organisation de ce scrutin « dans les plus brefs délais ». Avis que ne partage pas la majorité des Algériens, notamment les manifestants, qui rejettent le scrutin.

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Dans l’éditorial de sa revue mensuelle El Djeich, l’armée explique que sa position est celle de la légitimité constitutionnelle, ajoutant que l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle « dans les plus brefs délais » reste la seule manière de sortir l’Algérie de la crise politique dan laquelle elle s’est empêtrée.

Et pour l’armée, relève le site, cette élection serait précédée de discussions avec des personnalités nationales et « des élites sincères et fidèles à la nation », afin que le scrutin soit accepté par tous. Ces discussions auraient également pour but de mettre sur pied une instance d’organisation et de supervision des élections.

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L’armée, qui dit vouloir un dialogue sincère, fait de concessions réciproques, au service de l’intérêt suprême du pays, critique les discussions stériles et les intentions malveillantes de certains qui « décrédibilisent, par les voies médiatiques, les options proposées par les autorités ».

Toutefois, souligne RFI, l’armée écarte toute idée d’une période de transition, comme l’exigent les manifestants et des organisations de la société civile, convaincue que cela conduirait vers une situation « encore plus difficile à maîtriser ».

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